
«Il ne voulait pas repartir dans une maison de retraite ni dans un appartement. La maison ne se prêtait pas à avoir autant de monde, il fallait trouver une alternative», a expliqué Marie-Laure Chastenet, l’épouse de Patrick, au Démotivateur.
Avant ce projet, le père vivait à plusieurs centaines de kilomètres de son fils. La distance rendait toute surveillance régulière impossible, rendant une décision urgente nécessaire.
Un chalet de 15 m² conçu sur mesure pour un fauteuil roulant
Le studio installé dans le jardin mesure 15 mètres carrés. Il comprend un salon, une petite cuisine fonctionnelle et une salle de bain équipée pour les personnes à mobilité réduite. Les espaces ont été pensés pour permettre la circulation d’un fauteuil roulant.

La structure en bois est placée à quelques mètres seulement de la maison principale. «Il est à la fois chez lui et chez nous. Il a son indépendance, mais s’il y a un problème, il n’y a que cinq mètres à faire pour aller le voir», confie Patrick Chastenet.
Cet équilibre entre autonomie et proximité répond directement à la crainte de la solitude souvent exprimée par les personnes âgées qui refusent l’hébergement en établissement.
Le coût des maisons de retraite, un problème national
En France, le reste à charge mensuel dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) dépasse souvent 2 000 euros après déduction des aides. Face à ce coût, de plus en plus de familles explorent des solutions alternatives comme les logements adaptés à domicile ou les studios de jardin. La question du financement de la dépendance reste un chantier législatif non abouti.
37 000 € d’investissement face à 2 000 € par mois en établissement
Le coût total de la construction du studio s’élève à 37 000 euros. En comparaison, selon les estimations du couple, un hébergement en maison de retraite leur aurait coûté environ 2 000 euros par mois, soit 24 000 euros par an.

Sur une durée de deux ans, le studio devient donc moins onéreux qu’un placement en établissement spécialisé. Au-delà de l’aspect financier, la solution préserve la dignité et l’indépendance du père, deux éléments que les familles citent fréquemment comme prioritaires face aux structures d’hébergement classiques.
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