Il estime que « probablement plusieurs millions d’animaux ont été brûlés ou blessés par les incendies », soulignant que la biodiversité a « bien souffert » au même titre que les populations humaines touchées par les drames de cet été.
Un moratoire réclamé pour la troisième année consécutive par cinq associations
L’ASPAS, AVES, Focale pour le sauvage, One Voice et le Pôle Grands Prédateurs ont signé conjointement la lettre adressée à la ministre le 4 août. Il s’agit de la troisième année consécutive que ces organisations formulent une telle demande auprès du gouvernement.

Leur revendication centrale est « un moratoire immédiat sur toute forme de chasse », avec une suspension ciblant en priorité les territoires touchés par les incendies, la canicule ou la sécheresse. Dans leur courrier, les associations font valoir que « la faune sauvage, elle, demeure dépendante des décisions de protection » prises par les pouvoirs publics.
Christian Perrenot défend cette position en soulignant une cohérence d’ensemble: « Tout le monde est en train de s’adapter aux conséquences des dérèglements du climat. Les agriculteurs, entreprises, collectivités, citoyens… pourquoi les chasseurs échapperaient-ils à cette adaptation? »
Une pression associative qui dure depuis trois ans
Les associations signataires formulent cette demande de moratoire pour la troisième année consécutive, sans avoir obtenu à ce stade de réponse favorable du gouvernement. La France connaît cet été une sécheresse d’une ampleur inédite, avec 95 départements sous arrêté, et des incendies qui ont ravagé plus de 91 000 hectares depuis janvier.
La chasse d’été et les zones tampons, deux exigences concrètes des associations
Au-delà du moratoire général, les associations ciblent en particulier la chasse d’été, qu’elles jugent particulièrement néfaste pour les jeunes animaux. « Chez les mammifères, il y a plein de jeunes qui arrivent à ce moment, qui sont complètement dépendants de leurs parents. C’est encore pire que d’habitude avec les chaleurs extrêmes et le manque d’eau », explique Christian Perrenot.

Elles réclament également la création de larges zones tampons autour des secteurs sinistrés, afin de permettre aux habitats et aux populations animales de se reconstituer, mais aussi de protéger les animaux qui ont fui les zones incendiées.
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