Pour un salarié à temps plein, Marie France rappelle que le plafond est de sept heures de travail. Pour les temps partiels, cette durée doit être proratisée. La question relève donc d’abord du contrat, des accords d’entreprise et du calendrier fixé par l’employeur, plutôt que d’un remboursement automatique versé par l’État.
Pourquoi 2003 pèse encore
La journée de solidarité est née d’une crise sanitaire majeure. Selon Le Monde, la canicule de 2003 a causé la mort prématurée de quelque 15 000 personnes, principalement âgées, ce qui a conduit l’État à créer un financement dédié à l’autonomie.
45 milliards de CSA: l’argent passe par la CNSA
Le financement repose sur une contribution versée par les employeurs. Selon Le Monde, l’employeur doit verser 0,3 % de sa masse salariale à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, la CNSA. Les retraités imposables contribuent aussi depuis 2013 via une contribution additionnelle, liée aux pensions de retraite et au financement de la dépendance.

Marie France cite un document de l’Assemblée nationale selon lequel la seule contribution solidarité autonomie aurait rapporté près de 45 milliards d’euros entre 2004 et 2023. Le média ajoute que des responsables politiques avancent aussi le chiffre de 36 milliards d’euros sur une période plus courte. Ces sommes alimentent la branche Autonomie de la Sécurité sociale.
D’après Marie France, environ 60 % des fonds financent des dispositifs pour les seniors, comme l’APA, les EHPAD ou les services à domicile, et 40 % concernent le handicap. Les critiques portent sur la lisibilité de l’usage de l’argent. Le média cite notamment l’AD-PA à propos d’un gel prudentiel d’environ 215 millions d’euros en 2026.
Aucun remboursement prévu: ce que peuvent vérifier les salariés
Selon Marie France, aucune procédure officielle ne permet aujourd’hui à un salarié de demander à l’État le remboursement des lundis de Pentecôte ou des heures effectuées au titre de la journée de solidarité. La demande qui circule en ligne relève donc davantage de l’interpellation politique que d’une démarche d’indemnisation individuelle déjà prévue par les textes.
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