«Tu veux être payée pour tes services ? Eh bien, il est temps de faire de même», lui a-t-elle dit en lui tendant le document. Le total figurant dans le dossier dépassait largement les 600 € réclamés par la belle-mère.
«La famille s’entraide sans attendre de paiement» : Abigail part sans un mot
En parcourant le dossier, Abigail a blêmi. Face aux chiffres alignés devant elle, elle a tenté de se justifier : «Mais… mais tu ne peux pas me faire payer pour des choses que la famille fait les uns pour les autres !»

Doris lui a répondu calmement, avec une phrase qui résumait toute la situation : «Exactement, la famille s’entraide sans attendre de paiement, du moins c’est ce que je pensais». La contradiction était posée noir sur blanc.
Abigail a essayé de trouver d’autres arguments, puis est entrée dans une grande colère avant de partir précipitamment. Jake, qui avait observé la scène en silence, a pris sa femme dans ses bras : «Personne ne touche à ma femme».
La question de la rémunération entre membres d’une famille n’a pas trouvé de réponse définitive dans cette histoire : Abigail est partie sans que les comptes soient soldés dans un sens ou dans l’autre. Ce qui reste ouvert, c’est la nature de la relation entre Doris et sa belle-mère après cet épisode, ainsi que la position de Jake, pris entre les deux. Le dossier préparé par Doris est-il destiné à rester dans un tiroir, ou servira-t-il de point de départ à une discussion de fond sur les attentes de chacun ? La naissance d’un enfant redistribue souvent les rôles au sein d’une belle-famille — et avec eux, les zones de friction.

