
Sa transformation se poursuit à domicile. Son partenaire, Luke, la tatouerait chaque semaine, une organisation qui lui permettrait d’assouvir sa passion sans payer les séances d’un professionnel. Aucun élément disponible ne précise depuis combien de temps ce rythme hebdomadaire est suivi ni comment le total de 800 tatouages a été établi.
Même un poste de nettoyage lui aurait été refusé
Melissa Sloan assure que son apparence bloque systématiquement ses candidatures. « Je ne peux pas trouver de travail, je ne suis jamais prise », a-t-elle déclaré au Daily Star. Elle évoque une expérience professionnelle passée, mais affirme que celle-ci n’aurait duré que peu de temps.

La Galloise rapporte notamment avoir candidaté à un poste de nettoyage dans sa région. « J’ai postulé pour un travail pour nettoyer des toilettes là où j’habite et ils ne m’ont pas embauchée à cause de mes tatouages », affirme-t-elle. Aucun témoignage de l’employeur ni document de recrutement ne permet cependant de vérifier le motif exact de ce refus.
Melissa dit être disponible immédiatement si une occasion se présentait. « Mais si quelqu’un me proposait un emploi demain, j’irai travailler, j’accepterai cette offre », assure-t-elle. Faute de revenus professionnels, elle dépendrait entièrement des allocations pour couvrir les besoins de sa famille.
Des fêtes familiales et spectacles scolaires devenus inaccessibles
Les conséquences décrites par Melissa Sloan dépasseraient la recherche d’emploi. Elle dit être régulièrement écartée de célébrations familiales, notamment à Noël. Elle aurait également été empêchée d’assister à certains spectacles scolaires de ses enfants, dont aucun détail permettant l’identification n’est rendu public.

Ces exclusions reposent là encore sur son seul récit: les proches et les établissements concernés ne se sont pas exprimés dans les éléments disponibles. Elles témoignent néanmoins de l’isolement que Melissa associe à son apparence, alors même qu’elle continuerait à recevoir de nouveaux tatouages chaque semaine.
En France, l’apparence physique protège aussi les tatoués
La situation juridique française diffère du cadre britannique applicable à Melissa Sloan. En France, l’apparence physique fait partie des critères de discrimination interdits dans l’emploi, y compris au stade du recrutement. Une candidature ne peut donc pas être rejetée uniquement en raison de tatouages sans justification professionnelle légitime.

Le Défenseur des droits demande que les restrictions imposées par les employeurs soient liées aux tâches exercées et proportionnées à l’objectif recherché. Des contraintes peuvent notamment répondre à des impératifs de sécurité, d’hygiène, de neutralité ou, dans certaines limites, d’image. L’institution considère en principe que les tatouages discrets et non choquants doivent être autorisés.
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