Dans une décision rendue en 2022, le Défenseur des droits a conclu qu’une candidate portant des tatouages et piercings discrets et camouflables avait subi une discrimination à l’embauche. En France, une personne confrontée à une situation comparable peut saisir le Défenseur des droits, contester le refus devant les prud’hommes et solliciter l’aide d’un avocat en vue d’une éventuelle indemnisation.
Des restrictions qui doivent être proportionnées
Le Défenseur des droits inclut les tatouages et les piercings dans la notion d’apparence physique. En France, un employeur doit démontrer qu’une restriction répond à une exigence professionnelle essentielle, légitime et proportionnée, et non à une simple préférence esthétique.
Aucune nouvelle candidature, procédure contre un employeur ou perspective professionnelle précise n’est annoncée pour Melissa Sloan. Les principales questions portent désormais sur les preuves qu’elle pourrait réunir concernant les refus invoqués, sur le droit britannique applicable à son cas et sur sa volonté de poursuivre les tatouages malgré leurs conséquences déclarées.
Articles suggérés
Retraite SNCF bloquée: un ex-cheminot en camping-car privé de pension
Francis Cazabat, 64 ans, ancien conducteur de locomotives à la SNCF, vit en camping-car dans les Hautes-Pyrénées. En novembre 2017, il constate que sa…

