Une nouvelle enquête du média d’investigation Mediapart, publiée le 7 mai 2026, documente quinze témoignages supplémentaires contre le chanteur Patrick Bruel, pour des faits allégués entre 1991 et 2019. Parmi ces quinze femmes, sept décrivent des rapports sexuels auxquels elles n’auraient pas consenti, et l’une d’elles était mineure au moment des faits. L’affaire, qui fait désormais l’objet de trois informations judiciaires en France et en Belgique, plonge le monde culturel dans un profond malaise.
En bref
- —15 nouveaux témoignages publiés par Mediapart le 7 mai 2026
- —Une victime était mineure au moment des faits allégués
- —Trois enquêtes judiciaires ouvertes en France et en Belgique
Une enquête Mediapart aux révélations accablantes
Le 7 mai 2026, Mediapart publie une nouvelle investigation documentant quinze témoignages inédits contre Patrick Bruel. Les faits allégués auraient eu lieu dans des contextes variés : en marge de concerts, sur des tournages, lors de séances de massage ou à l’occasion de rendez-vous professionnels.

Sur ces quinze femmes, sept décrivent des rapports sexuels non consentis. Certaines évoquent un état de sidération au moment des faits. L’une d’elles témoigne : « Je me voyais dans son lit, allongée sur le côté… Je n’étais pas dans mon corps. J’étais hébétée, dégoûtée. » Une autre décrit avoir été face à « un animal, la sueur au front ». Plusieurs accusatrices affirment en outre avoir été droguées.
Les faits allégués s’étendent sur une période particulièrement longue, de 1991 à 2019, soit près de trois décennies. Cette amplitude temporelle, relevée par Mediapart, illustre selon les témoignages un comportement qui se serait répété dans des contextes professionnels très différents.
Des victimes aux profils variés, une mineure parmi elles
Les quinze femmes qui ont accepté de témoigner auprès de Mediapart exercent ou exerçaient des métiers sans rapport direct avec la célébrité : techniciennes, figurantes, esthéticiennes, kinésithérapeutes. Aucune ne disposait d’un pouvoir comparable à celui de la star qu’elles côtoyaient dans un cadre professionnel.

L’une d’elles, identifiée sous le prénom Eva, était âgée de seize ans au moment des faits allégués, faisant d’elle une mineure. La présence d’une victime de cet âge dans l’enquête constitue un élément d’une gravité particulière sur le plan juridique.
Cinq des quinze nouvelles accusatrices ont transmis leur témoignage à l’information judiciaire actuellement en cours. Deux autres avaient déjà pris contact avec la justice lors d’une procédure antérieure, qui avait été classée sans suite en 2020.
Une affaire qui remonte à 2020
Patrick Bruel avait déjà fait l’objet d’une première enquête judiciaire pour des accusations similaires, classée sans suite en 2020. Deux des quinze nouvelles plaignantes avaient alors déjà contacté la justice dans ce cadre. La publication de la nouvelle enquête Mediapart en mai 2026 a relancé l’affaire avec une ampleur inédite, aboutissant à l’ouverture de trois informations judiciaires simultanées en France et en Belgique.


