Trois passagers sont morts et cinq cas ont été confirmés à bord du navire d’expédition polaire MV Hondius, frappé depuis début avril 2026 par un foyer d’hantavirus. La souche identifiée — le virus Andes — est la seule connue pour permettre une transmission directe d’humain à humain, ce qui a conduit les autorités sanitaires internationales à déclencher une alerte mondiale. En France, un premier cas a été confirmé le 11 mai 2026, accompagné de vingt-deux contacts identifiés sur le territoire.
En bref
- —3 morts à bord du MV Hondius, 5 cas confirmés
- —Le virus Andes, seule souche à se transmettre entre humains
- —Premier cas en France le 11 mai, 22 contacts identifiés
Le MV Hondius, point de départ d’une alerte internationale
C’est à bord du MV Hondius, navire d’expédition polaire battant pavillon néerlandais, que le foyer a été identifié pour la première fois au début du mois d’avril 2026. Cinq cas ont depuis été confirmés parmi les passagers, et trois personnes en sont décédées.

L’enquête épidémiologique a rapidement mis en lumière les circonstances de la contamination initiale. Les deux premiers patients avaient participé, avant d’embarquer, à un voyage ornithologique en Argentine, au Chili et en Uruguay — des régions où vivent des espèces de rongeurs connues pour être porteuses de l’hantavirus.
Le 24 avril, alors que le navire faisait escale sur l’île britannique de Sainte-Hélène, vingt-neuf passagers ont débarqué avant que l’alerte ne soit pleinement donnée. L’Organisation mondiale de la santé a depuis informé les douze pays d’origine de ces voyageurs, afin de permettre une identification rapide des cas contacts potentiels à travers le monde.
Le virus Andes : une souche à part, capable de se transmettre entre humains
La souche identifiée à bord du MV Hondius est le virus Andes, une particularité majeure dans le monde des hantavirus. C’est en effet la seule souche connue à ce jour pour laquelle une transmission directe d’une personne à une autre a été scientifiquement documentée. Toutes les autres souches se transmettent exclusivement via les rongeurs.

Dans les cas habituels, l’être humain se contamine en inhalant des particules microscopiques issues des déjections de rongeurs infectés — souris sauvages, rats ou campagnols — qui se sont séchées et dispersées dans l’air. Un simple contact avec ces poussières, dans une cave, une grange ou un bâtiment longtemps fermé, peut suffire à déclencher une infection.
L’OMS a annoncé soupçonner que cette capacité de transmission interhumaine directe a joué un rôle dans la propagation du virus à bord du navire. C’est cette caractéristique exceptionnelle du virus Andes qui explique l’ampleur de la vigilance déclenchée par les autorités sanitaires internationales.
Sur le plan de la sévérité, le virus Andes est particulièrement redoutable : son taux de létalité est estimé entre 30 % et 60 % selon les cas, ce qui en fait l’une des souches les plus mortelles de la famille des hantavirus.


