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16 août 2026
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Hantavirus sur le MV Hondius : 3 morts, premier cas confirmé en France

Le 24 avril, alors que le navire faisait escale sur l’île britannique de Sainte-Hélène, vingt-neuf passagers ont débarqué avant que l’alerte ne soit pleinement donnée. L’Organisation mondiale de la santé a depuis informé les douze pays d’origine de ces voyageurs, afin de permettre une identification rapide des cas contacts potentiels à travers le monde.

Le virus Andes : une souche à part, capable de se transmettre entre humains

La souche identifiée à bord du MV Hondius est le virus Andes, une particularité majeure dans le monde des hantavirus. C’est en effet la seule souche connue à ce jour pour laquelle une transmission directe d’une personne à une autre a été scientifiquement documentée. Toutes les autres souches se transmettent exclusivement via les rongeurs.

Le virus Andes : une souche à part, capable de se transmettre entre humains
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Dans les cas habituels, l’être humain se contamine en inhalant des particules microscopiques issues des déjections de rongeurs infectés — souris sauvages, rats ou campagnols — qui se sont séchées et dispersées dans l’air. Un simple contact avec ces poussières, dans une cave, une grange ou un bâtiment longtemps fermé, peut suffire à déclencher une infection.

L’OMS a annoncé soupçonner que cette capacité de transmission interhumaine directe a joué un rôle dans la propagation du virus à bord du navire. C’est cette caractéristique exceptionnelle du virus Andes qui explique l’ampleur de la vigilance déclenchée par les autorités sanitaires internationales.

Sur le plan de la sévérité, le virus Andes est particulièrement redoutable : son taux de létalité est estimé entre 30 % et 60 % selon les cas, ce qui en fait l’une des souches les plus mortelles de la famille des hantavirus.

30 à 60 %
C’est le taux de létalité estimé du virus Andes, la souche identifiée à bord du MV Hondius — bien au-dessus des 38 % de la forme pulmonaire classique observée en Amérique et des 15 % de la forme rénale européenne.

Fièvre, détresse respiratoire, insuffisance rénale : les formes graves de la maladie

Comme pour la plupart des hantavirus, les premiers symptômes sont trompeurs. La maladie débute souvent par des signes proches de ceux d’une grippe classique : fièvre, fatigue intense, douleurs musculaires et maux de tête. Cette phase initiale peut retarder le diagnostic et, avec lui, la mise en place d’une surveillance étroite.

Fièvre, détresse respiratoire, insuffisance rénale : les formes graves de la maladie
Image d’illustration © TOPTENPLAY

La situation peut ensuite se dégrader très rapidement. Sur le continent américain, les hantavirus provoquent principalement un syndrome pulmonaire sévère : difficultés respiratoires importantes, œdème pulmonaire, détresse respiratoire aiguë. Selon les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), environ 38 % des personnes présentant cette forme grave en décèdent.

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