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16 août 2026
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Hantavirus sur le MV Hondius : 3 morts, premier cas confirmé en France

En Europe et en Asie, les souches locales d’hantavirus provoquent plus fréquemment une atteinte rénale, connue sous le nom de fièvre hémorragique avec syndrome rénal. Les reins peuvent être gravement touchés, allant parfois jusqu’à l’insuffisance rénale aiguë. Le taux de mortalité atteint dans les cas les plus sévères jusqu’à 15 %.

À ce jour, il n’existe ni vaccin ni traitement antiviral capable d’éliminer directement le virus. La prise en charge reste uniquement symptomatique, avec une surveillance étroite en réanimation pour les formes graves. La prévention — éviter tout contact avec les rongeurs, aérer soigneusement les espaces longtemps fermés avant d’y intervenir — demeure la seule protection efficace disponible.

Un virus connu depuis la guerre de Corée

Le nom « hantavirus » provient de la rivière Hantaan, qui sépare les deux Corées. Durant la guerre de Corée (1950-1953), plusieurs milliers de soldats avaient développé des formes graves de la maladie après avoir été exposés au virus dans les zones de combat. Depuis, ces infections font l’objet d’une surveillance internationale régulière, mais des foyers de l’ampleur de celui du MV Hondius — impliquant une souche à transmission interhumaine — restent exceptionnels.

La France face à l’hantavirus : premier cas confirmé, protocole d’urgence

Le 11 mai 2026, les autorités sanitaires françaises ont confirmé le premier cas d’hantavirus sur le sol national : une passagère rapatriée du MV Hondius, désormais placée sous haute surveillance médicale. La France devient ainsi l’un des pays directement touchés par les retombées du foyer atlantique.

La France face à l'hantavirus : premier cas confirmé, protocole d'urgence
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Dans la foulée, vingt-deux cas contacts ont été identifiés sur le territoire, principalement parmi des voyageurs ayant partagé les mêmes vols de rapatriement depuis l’Afrique du Sud et les Pays-Bas. Cinq personnes sont à ce stade hospitalisées.

Le gouvernement a réagi rapidement sur le plan réglementaire. Un arrêté d’urgence du 9 mai 2026, publié au Journal officiel, prescrit les mesures nécessaires à la gestion du risque infectieux. Le protocole prévoit notamment une quarantaine stricte pouvant aller jusqu’à 42 jours pour les personnes exposées.

De son côté, l’OMS a cherché à rassurer, jugeant le risque de propagation à grande échelle « absolument faible ». L’organisation reconnaît néanmoins que de nouveaux cas restent « possibles », compte tenu du nombre de passagers du MV Hondius dispersés dans plusieurs pays avant que l’alerte ne soit donnée.

L’alerte déclenchée par le foyer du MV Hondius illustre la capacité des agents pathogènes rares à surgir de manière inattendue, y compris dans des contextes a priori anodins comme une croisière scientifique. Si l’OMS maintient que le risque d’épidémie mondiale reste faible, la présence du virus Andes — avec sa particularité de transmission interhumaine et son taux de létalité élevé — impose une vigilance soutenue. En France comme à l’international, le suivi des cas contacts et la traçabilité des passagers du navire constitueront dans les prochaines semaines les indicateurs décisifs pour mesurer l’étendue réelle du foyer.

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