Depuis mardi 13 mai, trois personnes sont hospitalisées à l’IHU Méditerranée Infection de Marseille dans le cadre du suivi de l’épidémie d’hantavirus liée au navire de croisière MV Hondius. Issues d’une chaîne de contacts à trois niveaux — sans lien direct avec le foyer d’origine —, elles ne présentent aucun symptôme déclaré à ce stade. Leur prise en charge met néanmoins en lumière les limites d’un système hospitalier que les syndicats décrivent comme incapable d’absorber une crise de grande ampleur.
En bref
- —22 cas contacts français hospitalisés depuis le 13 mai
- —Une première Française positive, en état critique à Bichat
- —Aucune mutation du virus des Andes détectée selon l’ECDC
L’épidémie du MV Hondius : onze cas, trois morts, six pays
Tout commence le 1er avril 2026, quand le navire de croisière néerlandais MV Hondius quitte Ushuaïa, en Argentine, pour une traversée de l’Atlantique Sud. Six jours plus tard, un premier passager néerlandais présente des symptômes compatibles avec une infection sévère. Il décède le 11 avril. Le 25 avril, son épouse meurt à son tour en Afrique du Sud. Une passagère allemande perd la vie à bord le 2 mai. Lorsque le navire accoste à Tenerife le 10 mai pour un débarquement d’urgence, trois morts ont déjà été déplorés.

Au 12 mai 2026, l’Organisation mondiale de la Santé recense 11 cas — dont 9 confirmés — et 3 décès, tous parmi les passagers ou l’équipage du navire. Six pays sont touchés : Allemagne, Pays-Bas, Royaume-Uni, France, Suisse et Espagne. L’OMS maintient que « le risque global pour la santé publique reste faible », tout en appelant à une surveillance renforcée.
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