Une passagère française rapatriée du navire de croisière MV Hondius a été testée positive à l’hantavirus Andes, l’unique souche de cette famille virale à transmission interhumaine documentée. Face à ce foyer inédit, le gouvernement a publié le 11 mai 2026 un décret encadrant strictement la quarantaine d’une liste précise de personnes exposées. Pendant ce temps, des rumeurs de confinement général se répandent sur les réseaux sociaux — une hypothèse que les experts médicaux balaient unanimement.
En bref
- —11 cas mondiaux au 12 mai, dont 3 décès confirmés.
- —Le décret français cible uniquement les passagers du MV Hondius et leurs contacts.
- —Les experts excluent tout risque de confinement généralisé.
Le MV Hondius, foyer d’un virus rare au cœur de l’Atlantique Sud
Le 3 mai 2026, l’Organisation mondiale de la santé est alertée de cas suspects à bord du MV Hondius, navire de croisière néerlandais qui naviguait entre Ushuaia, en Argentine, et le Cap-Vert, avec 147 passagers et membres d’équipage. L’alerte déclenche une chaîne de réponses sanitaires internationales en quelques jours.

Le 6 mai, le séquençage viral réalisé par les autorités sud-africaines identifie formellement la souche Andes du hantavirus. Le 10 mai, les évacuations débutent dans le port de Tenerife, aux îles Canaries : 116 personnes représentant 23 nationalités débarquent en 48 heures selon les autorités espagnoles.
Au 12 mai, le bilan mondial s’établit à 11 cas — 7 confirmés, 1 suspect et 3 décès. Parmi les passagers français rapatriés le dimanche, une femme a été testée positive ; son état s’est « dégradé », selon la ministre de la Santé Stéphanie Rist. Quatre autres ressortissants français restent hospitalisés pour « une durée minimale de 15 jours ».
Qu’est-ce que l’hantavirus ?
L’hantavirus est une famille de virus hébergée par des rongeurs sauvages présents sur tous les continents. On en dénombre 38 souches connues, chacune généralement associée à une espèce animale spécifique. L’être humain se contamine presque toujours par inhalation d’aérosols issus des déjections ou de l’urine de rongeurs infectés. Les cas de transmission directe entre humains restent exceptionnels et ne concernent, à ce jour, que la souche Andes, qui circule principalement en Amérique du Sud.
Le virus Andes : l’unique hantavirus à transmission interhumaine documentée
Parmi les 38 souches d’hantavirus connues à ce jour, le virus Andes occupe une place singulière dans la littérature scientifique : c’est le seul pour lequel une transmission directe de personne à personne a été formellement documentée, notamment entre patients proches ou avec des soignants non protégés.


