Propulsés sur le devant de la scène par la pandémie de Covid-19, les vaccins à ARN messager pourraient bien transformer durablement la médecine moderne. Au-delà de leur succès contre le coronavirus, ces traitements innovants sont désormais étudiés pour combattre le cancer, la grippe, le VIH ou encore le paludisme. Un tournant scientifique dont les contours se dessinent progressivement, non sans obstacles.
En bref
- —Plus de 670 millions de doses ARNm administrées aux États-Unis
- —Des vaccins contre le cancer et la grippe universelle en développement
- —La technologie reste limitée pour certaines maladies complexes
Une technologie née bien avant la pandémie
Si les vaccins à ARN messager ont acquis une notoriété mondiale avec le Covid-19, leur histoire est bien plus ancienne. Scientifiques et entreprises travaillent sur cette technologie depuis des décennies. Les premiers traitements expérimentaux ont été testés sur des rongeurs dès les années 1990, dans l’espoir de trouver des solutions contre le diabète et le cancer.

Le principe est fondamentalement différent des vaccins traditionnels. Contrairement à ces derniers, les vaccins à ARNm ne reposent pas sur l’injection d’une partie du virus. Ils délivrent un code génétique que l’organisme utilise pour fabriquer lui-même la protéine virale ciblée. Ce processus est plus rapide, plus simple, et évite de cultiver des virus en laboratoire.
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