Le 6 mars 1981, Marianne Bachmeier entre dans la salle d’audience de Lübeck, sort un pistolet de son sac à main et abat Klaus Grabowski, l’homme accusé du meurtre de sa fille Ana, 7 ans. Condamnée à six ans de prison, libérée au bout de trois, elle est rapidement surnommée «maman vengeresse». Quarante ans après les faits, la sentence prononcée contre elle divise encore toute une nation.
En bref
- —Ana, 7 ans, enlevée et tuée par un récidiviste sexuel en 1980
- —Sa mère l’abat en plein tribunal le 6 mars 1981
- —Condamnée à 6 ans, elle avoue la préméditation en 1995
Un coup de feu en pleine salle d’audience de Lübeck, le 6 mars 1981
Ce matin-là, le procès de Klaus Grabowski suit son cours normal au tribunal de Lübeck. L’homme, âgé de 35 ans, est jugé pour l’enlèvement, les sévices et le meurtre de la petite Ana Bachmeier, 7 ans, survenu en mai 1980.

Marianne Bachmeier, la mère de la victime, prend place dans la salle. Elle sort alors un pistolet de son sac à main et tire sur Grabowski. L’homme succombe à ses blessures. Marianne Bachmeier est immédiatement arrêtée.
Selon les informations rapportées, elle ne manifeste aucun regret après son geste. La presse allemande la surnomme rapidement «maman vengeresse», une étiquette qui la suivra jusqu’à sa mort.
Grabowski : un récidiviste sexuel qui accusait Ana de l’avoir séduit
Klaus Grabowski n’en était pas à son premier crime. Selon la source, il avait déjà purgé une peine de prison pour des agressions sexuelles sur deux jeunes filles avant d’enlever Ana en mai 1980.

Ce jour-là, la mère et la fille s’étaient disputées, ce qui avait conduit l’enfant à sécher l’école. C’est dans ce contexte qu’elle a croisé Grabowski. Le boucher l’a gardée enfermée dans son appartement pendant des heures, a abusé d’elle, puis l’a étranglée.
C’est sa propre fiancée qui l’a dénoncé à la police. Au cours du procès, Grabowski a certes avoué le meurtre d’Ana, mais a nié tout abus sexuel. Pire, il est allé jusqu’à accuser la fillette de sept ans d’avoir tenté de le séduire et de l’extorquer.
C’est précisément cette version des faits qui, selon les déclarations ultérieures de Marianne Bachmeier, a déclenché son passage à l’acte. En 1995, elle a avoué avoir prémédité son crime, ajoutant qu’elle voulait, selon ses propres mots, «l’empêcher de répandre d’autres mensonges sur Ana».


