
Marianne Bachmeier, la mère de la victime, prend place dans la salle. Elle sort alors un pistolet de son sac à main et tire sur Grabowski. L’homme succombe à ses blessures. Marianne Bachmeier est immédiatement arrêtée.
Selon les informations rapportées, elle ne manifeste aucun regret après son geste. La presse allemande la surnomme rapidement «maman vengeresse», une étiquette qui la suivra jusqu’à sa mort.
Grabowski : un récidiviste sexuel qui accusait Ana de l’avoir séduit
Klaus Grabowski n’en était pas à son premier crime. Selon la source, il avait déjà purgé une peine de prison pour des agressions sexuelles sur deux jeunes filles avant d’enlever Ana en mai 1980.

Ce jour-là, la mère et la fille s’étaient disputées, ce qui avait conduit l’enfant à sécher l’école. C’est dans ce contexte qu’elle a croisé Grabowski. Le boucher l’a gardée enfermée dans son appartement pendant des heures, a abusé d’elle, puis l’a étranglée.
C’est sa propre fiancée qui l’a dénoncé à la police. Au cours du procès, Grabowski a certes avoué le meurtre d’Ana, mais a nié tout abus sexuel. Pire, il est allé jusqu’à accuser la fillette de sept ans d’avoir tenté de le séduire et de l’extorquer.
C’est précisément cette version des faits qui, selon les déclarations ultérieures de Marianne Bachmeier, a déclenché son passage à l’acte. En 1995, elle a avoué avoir prémédité son crime, ajoutant qu’elle voulait, selon ses propres mots, «l’empêcher de répandre d’autres mensonges sur Ana».
La récidive au cœur du débat judiciaire
Klaus Grabowski avait déjà été condamné pour des agressions sexuelles sur des mineures avant le meurtre d’Ana en 1980. En Allemagne comme ailleurs, la question de la récidive des délinquants sexuels et de l’efficacité des condamnations pénales alimentait alors un débat public intense. L’affaire Bachmeier est venue cristalliser ces tensions entre la confiance dans le système judiciaire et le sentiment d’impunité ressenti par certaines victimes et leurs familles.
Six ans de prison pour un crime prémédité : une peine qui ne fait pas consensus
Marianne Bachmeier a été condamnée à six ans de prison. Elle a finalement été libérée après presque trois ans de détention. La légèreté relative de cette peine, au regard de la préméditation avouée en 1995, a alimenté un débat durable en Allemagne.
Articles suggérés
Dotation, chauffeur, cabinet: ce que coûte vraiment un ex-président français
En France, les anciens présidents de la République ne perçoivent pas une retraite classique mais une dotation à vie fixée par une loi datant…

