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26 juin 2026

Mis en examen à 10 ans pour tentative de meurtre et de viol à Saint-Brieuc

Un garçon de 10 ans et demi a été mis en examen pour tentative de meurtre et tentative de viol avec arme, après l’agression d’une joggeuse de 22 ans dans un sous-bois de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) le 15 juin 2026. Interpellé le 23 juin, il a reconnu les faits lors de son audition. L’affaire soulève des questions inédites sur la prise en charge judiciaire d’un enfant aussi jeune.

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En bref

  • Joggeuse de 22 ans poignardée deux fois à Saint-Brieuc
  • Auteur présumé : un garçon de 10 ans et demi
  • Mis en examen, il est placé sous mesure éducative stricte

15 juin à Saint-Brieuc : une joggeuse poignardée deux fois en plein footing

Ce dimanche 15 juin 2026, une jeune femme de 22 ans court dans une zone boisée de Saint-Brieuc. Son footing tourne brutalement au drame lorsqu’un individu l’aborde sur le chemin. Selon le communiqué du procureur Julien Wattebled, cité par Le Parisien, l’agresseur lui « ordonne de se déshabiller », ce qu’elle refuse.

Joggeuse de dos sur un chemin forestier, scène d'agression à Saint-Brieuc
Image d’illustration © Toptenplay

Le refus déclenche l’attaque. L’individu sort un couteau et la frappe à deux reprises : au bras puis à l’abdomen. Il prend ensuite la fuite. Malgré le choc physique et psychologique, la victime parvient à fournir aux policiers un signalement précis de son agresseur.

La violence de la scène suffit à marquer l’affaire. Mais c’est l’identité du suspect, révélée quelques jours plus tard, qui va la rendre proprement sidérante.

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Interpellé le 23 juin : un couteau sur lui, il reconnaît les faits

Huit jours après les faits, le 23 juin 2026, des agents de police en patrouille repèrent un garçon dans le secteur. Sa taille, ses vêtements, son allure correspondent point par point au signalement donné par la victime. Le procureur Wattebled confirme qu’il s’agit d’« un individu correspondant en tous points au signalement donné par la victime ».

Couteau saisi par des enquêteurs, pièce à conviction dans une affaire pénale
Image d’illustration © Toptenplay

Sur lui, les policiers trouvent un couteau similaire à celui décrit lors de l’agression. Le garçon est domicilié dans le secteur. Il a 10 ans et demi.

Trop jeune pour une garde à vue classique, il est placé en « retenue » pendant 12 heures, une mesure légale spécifique aux moins de 13 ans, renouvelée une fois par le parquet. Durant son audition, il reconnaît être l’auteur des faits. Une information judiciaire est aussitôt ouverte.

La justice pénale des mineurs en France

Depuis 2021, la France applique le Code de la justice pénale des mineurs (CJPM), qui remplace l’ordonnance de 1945. Ce texte instaure une présomption de non-discernement pour les enfants de moins de 13 ans : ils ne peuvent pas être condamnés pénalement, mais peuvent faire l’objet de mesures éducatives. La mise en examen reste possible à tout âge dès lors que des indices graves et concordants existent.

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