Le 28 juin 2026, Science et Vie a relayé un article de The Conversation sur le VIR-5500, une immunothérapie expérimentale contre le cancer de la prostate avancé. Selon les données présentées début 2026 au symposium américain sur les cancers génito-urinaires, ce traitement a montré des signaux d’efficacité chez des patients qui ne répondaient plus aux autres traitements.
En bref
- —Essai de phase 1 encore en cours
- —82 % de baisses du PSA
- —Données non relues par les pairs
Un essai de phase 1 chez 58 patients déjà lourdement traités
Le traitement étudié s’appelle VIR-5500. Selon Science et Vie, il s’agit d’un activateur de lymphocytes T « masqué », développé par le laboratoire américain Vir Biotechnology, et administré à des patients atteints d’un cancer de la prostate à un stade avancé.

D’après The Guardian, l’essai de phase 1 a inclus 58 hommes dont la maladie ne répondait plus aux autres traitements. À ce stade, l’objectif principal d’un essai de phase 1 reste d’évaluer la sécurité, le dosage et les premiers signaux biologiques, pas de prouver définitivement l’efficacité d’un traitement du cancer.
Science et Vie précise que l’essai est toujours en cours et que les résultats n’ont pas encore été soumis à une évaluation par les pairs. Cette limite est centrale : les données disponibles peuvent orienter la suite de la recherche, mais elles ne suffisent pas à changer les pratiques médicales.
82 % des patients à forte dose ont vu leur PSA chuter
Le signal le plus commenté concerne le PSA, ou antigène prostatique spécifique, un marqueur couramment utilisé dans le suivi du cancer de la prostate. Selon Science et Vie, 82 % des patients ayant reçu les doses les plus élevées ont présenté une diminution de leur taux de PSA.

The Guardian détaille le même groupe de 17 patients : 14 d’entre eux ont vu leur PSA baisser d’au moins 50 %, neuf d’au moins 90 %, et cinq d’au moins 99 %. Ces chiffres portent uniquement sur le groupe à dose élevée, ce qui impose de ne pas les généraliser à tous les patients de l’essai.


