
D’après The Guardian, l’essai de phase 1 a inclus 58 hommes dont la maladie ne répondait plus aux autres traitements. À ce stade, l’objectif principal d’un essai de phase 1 reste d’évaluer la sécurité, le dosage et les premiers signaux biologiques, pas de prouver définitivement l’efficacité d’un traitement du cancer.
Science et Vie précise que l’essai est toujours en cours et que les résultats n’ont pas encore été soumis à une évaluation par les pairs. Cette limite est centrale : les données disponibles peuvent orienter la suite de la recherche, mais elles ne suffisent pas à changer les pratiques médicales.
82 % des patients à forte dose ont vu leur PSA chuter
Le signal le plus commenté concerne le PSA, ou antigène prostatique spécifique, un marqueur couramment utilisé dans le suivi du cancer de la prostate. Selon Science et Vie, 82 % des patients ayant reçu les doses les plus élevées ont présenté une diminution de leur taux de PSA.

The Guardian détaille le même groupe de 17 patients : 14 d’entre eux ont vu leur PSA baisser d’au moins 50 %, neuf d’au moins 90 %, et cinq d’au moins 99 %. Ces chiffres portent uniquement sur le groupe à dose élevée, ce qui impose de ne pas les généraliser à tous les patients de l’essai.
Les résultats d’imagerie vont dans le même sens, mais sur un sous-groupe encore plus réduit. Selon The Guardian, parmi 11 patients à forte dose dont les tumeurs étaient mesurables, cinq ont présenté une réduction tumorale ; dans un cas, 14 lésions hépatiques cancéreuses auraient complètement disparu après six cycles de traitement.
Le professeur Johann de Bono, qui a dirigé les travaux cités par The Guardian, a déclaré : « It is remarkable to see these early signs of profound anticancer activity in heavily pretreated mCPRC (metastatic castration-resistant prostate cancer) patients ». Il a aussi affirmé : « We believe that such treatments may in the long term lead to cures ».
Pourquoi le PSA compte
Le PSA est un marqueur sanguin utilisé dans le suivi du cancer de la prostate. Une baisse du PSA peut signaler une réponse au traitement, mais elle ne suffit pas à elle seule à prouver un bénéfice clinique durable comme une survie prolongée ou une meilleure qualité de vie.
Un activateur de lymphocytes T conçu pour agir dans la tumeur
Selon Science et Vie, les activateurs de lymphocytes T rapprochent physiquement certaines cellules immunitaires, les lymphocytes T, des cellules cancéreuses. Le médicament se fixe à des molécules présentes à la surface des deux types de cellules, afin de pousser les lymphocytes T à attaquer la tumeur.
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