
La collision survient quelques instants plus tard. La voiture conduite par Antoine Villedieu percute un autre véhicule circulant devant lui à l’entrée d’un rond-point. Le procureur de la République de Vesoul, Arnaud Grécourt, confirmera que la collision a eu lieu après des embardées et à une vitesse « excessive au regard des circonstances ».
La conductrice du véhicule percuté, une femme, n’est pas blessée mais se retrouve en état de choc. Les secours, rapidement dépêchés sur place, prennent en charge le député, lui aussi légèrement atteint. Il est transporté en urgence au centre hospitalier de Vesoul.
Refus de dépistage et enquête ouverte : ce que risque le député
À l’hôpital de Vesoul, les médecins établissent que l’état de santé du député est « incompatible avec une mesure de garde à vue ». Antoine Villedieu ne peut être ni placé en cellule ni auditionné dans l’immédiat. Le procureur Arnaud Grécourt précise qu’il « continue à bénéficier de soins » et n’a, à ce stade, toujours pas pu être entendu sur les faits.

Dans ce contexte, le refus opposé par l’élu aux gendarmes est particulièrement notable. Antoine Villedieu a refusé de se soumettre au dépistage d’alcool comme au dépistage de stupéfiants, rendant impossible toute mesure légale de son taux d’alcoolémie ou d’une éventuelle présence de substances dans son organisme. En droit français, ce refus est assimilé légalement à un aveu d’ivresse.
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