Une tournée maintenue malgré la pression des collectifs féministes
Si Patrick Bruel continue chaque semaine de se produire au théâtre Édouard VII à Paris dans la pièce Deuxième partie, la question de sa tournée anniversaire, annoncée à partir du 16 juin, cristallise davantage les tensions.

Des collectifs féministes ont lancé des appels à l’annulation ainsi qu’une pétition en ligne, intensifiant le débat public autour du maintien de ces concerts. Au Québec, trois concerts ont néanmoins été annulés par l’organisateur local.
Du côté des producteurs, le soutien reste affiché. Daniel Devoux, sur RTL, a été catégorique : «Il n’y a jamais eu la moindre idée d’annulation.» Patrick Bruel lui-même a réaffirmé sur Instagram : «Je continuerai de faire mon métier, avec le même dévouement et la même passion.»
Ladesou nuance : « Quand il y a autant de témoignages, cela pose question »
La prise de position de Chantal Ladesou n’est pas sans nuance. Si elle défend fermement le droit de travailler, elle ne balaie pas pour autant la réalité des accusations portées contre Patrick Bruel.

Dans le même entretien accordé au Dauphiné Libéré, elle reconnaît les limites de son propre jugement : «Maintenant, ce qu’il a fait, je ne sais pas, il n’a pas été jugé.» Mais elle ajoute aussitôt : «Mais quand il y a autant de témoignages, cela pose question.»
Cette position illustre un débat plus large qui traverse le monde du spectacle et la société française : comment concilier la présomption d’innocence, la protection des victimes présumées et la réalité économique d’une industrie entière ? La comédienne incarne à elle seule la complexité de cette équation.
La prise de parole de Chantal Ladesou reflète la tension profonde qui traverse le monde du spectacle face à l’affaire Patrick Bruel. Entre solidarité professionnelle, réalité économique d’une filière entière et poids croissant des accusations, le débat est loin d’être tranché. Alors que la tournée anniversaire approche et que les enquêtes judiciaires suivent leur cours, c’est désormais à la justice — et non à l’opinion publique — que reviendra le dernier mot.
Articles suggérés
Retraite 2026: à partir de quel montant fait-on partie de la classe moyenne?
En 2026, un retraité français perçoit en moyenne 1 705 euros bruts par mois, selon la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation…

