
« Il y a vraiment quelque chose qu’il faut comprendre pour pouvoir peut-être sortir cette guerre des sexes, il y a beaucoup de femmes qui à force d’entendre les hommes, le patriarcat etc., ont envie de venger leurs mères, leurs grands-mères, leur arrières-grands-mères et je ne sais quoi d’autres et qui pensent que l’homme est fondamentalement violent. C’est une croyance, mais on sait que les croyances peuvent amener des guerres, peuvent amener des comportements totalement irrationnels et on en est là », a-t-elle déclaré.
Cette lecture, assumée comme personnelle, place l’ancienne actrice en décalage frontal avec les associations féministes et une partie du débat public autour des violences sexuelles.
L’affaire Patrick Bruel
Patrick Bruel fait l’objet de plusieurs plaintes pour agressions sexuelles déposées par des femmes évoquant des faits remontant à plusieurs années. Le chanteur est présumé innocent et aucune condamnation n’a été prononcée. L’affaire a relancé en France le débat sur la prescription des infractions sexuelles et sur la parole des victimes.
Sur les plaintes tardives dans l’affaire Bruel: « ça ne me regarde pas »
Interrogée plus précisément sur les femmes qui ont déposé plainte contre Patrick Bruel longtemps après les faits qu’elles dénoncent, Brigitte Lahaie a tenu à distinguer sincérité et vérité judiciaire. Elle affirme croire que certaines d’entre elles sont convaincues d’avoir été victimes, tout en reconnaissant ne pas avoir suivi le dossier de près.

« Je pense que certaines femmes qui ont porté plainte pour abus 20 ans après pensent vraiment avoir été abusées […] Alors, après, peut-être qu’il en a violé, je n’en sais rien. Pour tout vous dire, je ne me suis pas plus intéressée au dossier parce que ça ne me regarde pas, d’une certaine manière », a-t-elle déclaré.
Patrick Bruel est présumé innocent des faits qui lui sont reprochés, aucune condamnation n’ayant été prononcée à ce stade.
Un fossé générationnel sur la perception des relations amoureuses et sexuelles
Au-delà de l’affaire elle-même, Brigitte Lahaie dit s’intéresser avant tout aux conséquences de ces débats sur les jeunes générations. Elle perçoit une rupture profonde entre les femmes de sa génération et les plus jeunes dans leur rapport aux relations intimes.

« Moi, ce qui m’intéresse, c’est la société dans laquelle on est aujourd’hui et tout ce que ça comporte d’embêtant pour la jeune génération. On voit bien que les femmes qui ont plus de 40 ans, elles pensent un peu comme moi », affirme-t-elle, sans apporter de données à l’appui de cette affirmation.
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