Christophe Willem, lui, avait pris une direction différente dans Quotidien le 26 mai. S’il reconnaissait l’importance de la libération de la parole des victimes, il avait estimé : «Je trouve ça dommage que pendant cette période où la justice fait son travail, qu’il n’y ait pas la correction par rapport aux victimes de se mettre en retrait. Ça me semble plus logique de faire comme ça.» Des propos qui avaient suscité de vives critiques.
MusicTooFrance ne compte que deux prises de position fermes dans tout le milieu
Début juin, sur BFMTV, Jean-Michel Aubry Journet, cofondateur de MusicTooFrance — collectif luttant contre les violences sexistes et sexuelles — et ambassadeur de #MeTooMedia, a dressé un bilan sévère des réactions du milieu artistique.

«Des paroles publiques de personnes à responsabilité ou très en vue, j’en compte deux : Zazie et Christophe Willem, qui ont fait partie des Enfoirés. En dehors d’eux, beaucoup de précaution et de personnes qui ne veulent pas se mouiller», a-t-il regretté.
Ce constat met en lumière le silence persistant d’une grande partie des personnalités qui ont côtoyé Patrick Bruel au fil de sa carrière, alors que la procédure judiciaire suit son cours.
La procédure judiciaire visant Patrick Bruel suit désormais son cours, et les prochaines étapes judiciaires pourraient contraindre davantage de personnalités à se positionner publiquement. La question de la responsabilité des témoins du milieu artistique, soulevée par MusicTooFrance, reste entière, tout comme celle du traitement réservé aux victimes pendant la durée de l’instruction.
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