
Elle décrit un isolement brutal et soudain : « En une fraction de seconde il m’attrape par le poignet et m’attire dans la toilette qu’il ferme à clé. Il m’adosse contre la porte donc je ne sais pas l’ouvrir. Il essaye de m’embrasser », rapporte-t-elle selon BFMTV.
Elle évoque également « ses lèvres dans son cou » et « ses mains qui caressent ses jambes », remontant « sous sa jupe ». Elle affirme avoir clairement exprimé son refus : « J’étais sa cible depuis le matin de son arrivée. J’ai dit non plusieurs fois ».
Une affaire qui prend de l’ampleur
L’affaire Patrick Bruel a pris une dimension publique majeure après la plainte déposée par Flavie Flament, animatrice et personnalité médiatique française. Depuis, plusieurs femmes ont pris la parole pour accuser le chanteur de faits similaires. Le mouvement de libération de la parole autour de cette affaire s’est accompagné de réactions institutionnelles, avec des élus locaux demandant l’annulation de concerts.
Après les faits, une « poker face » qui la hante encore
Karine Viseur affirme être parvenue à se dégager. Mais ce qui semble l’avoir profondément marquée, au-delà de la scène elle-même, c’est l’attitude qu’aurait adoptée le chanteur immédiatement après.

Elle décrit un retour à la normalité qu’elle juge déconcertant : « Son visage redevient tout à fait normal, il va rentrer en JT. Il doit être un très bon joueur de poker pour afficher une telle poker face en quelques secondes. Il redevient l’artiste qui doit aller sur un plateau ».
Pour elle, il ne s’agissait pas d’un geste maladroit ou ambigu. Elle décrit une situation où elle se serait retrouvée enfermée, bloquée et contrainte de se défendre activement avant de pouvoir quitter les lieux.
Quinze ans de silence, puis la décision de parler
Pendant quinze ans, Karine Viseur dit être restée silencieuse, convaincue d’être seule dans ce qu’elle avait traversé. C’est en voyant d’autres femmes prendre la parole contre Patrick Bruel que sa perception a changé.

« J’ai mis 15 ans à parler, je croyais que j’étais seule. Je ne suis pas seule », déclare-t-elle. Cette prise de conscience semble avoir été déterminante dans sa décision de témoigner publiquement.
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