
Elle décrit un retour à la normalité qu’elle juge déconcertant : « Son visage redevient tout à fait normal, il va rentrer en JT. Il doit être un très bon joueur de poker pour afficher une telle poker face en quelques secondes. Il redevient l’artiste qui doit aller sur un plateau ».
Pour elle, il ne s’agissait pas d’un geste maladroit ou ambigu. Elle décrit une situation où elle se serait retrouvée enfermée, bloquée et contrainte de se défendre activement avant de pouvoir quitter les lieux.
Quinze ans de silence, puis la décision de parler
Pendant quinze ans, Karine Viseur dit être restée silencieuse, convaincue d’être seule dans ce qu’elle avait traversé. C’est en voyant d’autres femmes prendre la parole contre Patrick Bruel que sa perception a changé.

« J’ai mis 15 ans à parler, je croyais que j’étais seule. Je ne suis pas seule », déclare-t-elle. Cette prise de conscience semble avoir été déterminante dans sa décision de témoigner publiquement.
Son récit s’inscrit dans un mouvement plus large d’accusations visant le chanteur, dont celle de Flavie Flament, qui a déposé une plainte formelle. L’accumulation de témoignages contribue à amplifier la portée médiatique et judiciaire de l’affaire.
Des concerts annulés et une confrontation envisagée
Le témoignage de Karine Viseur intervient dans un contexte où plusieurs municipalités ont pris position. Des villes comme Brest, Paris et Marseille ont demandé ou souhaité l’annulation de dates de concerts de Patrick Bruel.
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