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21 mai 2026

Affaire Dupont de Ligonnès : la sœur remet en cause les preuves ADN

Plus de quatorze ans après la découverte des corps sous la terrasse de la maison familiale de Nantes, l’affaire Xavier Dupont de Ligonnès continue de susciter des rebondissements. Sa sœur, Christine Dupont de Ligonnès, a publié le 7 février 2025 un nouvel article sur son blog dans lequel elle remet en question l’identification ADN des victimes. Des déclarations qui relancent une affaire dont le principal suspect reste introuvable.

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En bref

  • Christine Dupont de Ligonnès conteste l’identification ADN des corps
  • Elle a pu consulter les photos de scène de crime en 2024
  • Xavier Dupont de Ligonnès est toujours recherché depuis 2011

Une affaire qui n’en finit pas de rebondir

Le 21 avril 2011, les corps d’Agnès Dupont de Ligonnès et de ses quatre enfants — Arthur, Thomas, Anne et Benoît — étaient retrouvés enterrés sous la terrasse de la maison familiale située au 55 boulevard Schumann, à Nantes.

Une affaire qui n'en finit pas de rebondir
Image d’illustration © Toptenplay

Depuis, le mari et père, Xavier Dupont de Ligonnès, est activement recherché par les enquêteurs, qui le considèrent comme le principal suspect et sont convaincus de sa culpabilité. Il n’a jamais été retrouvé ni jugé.

Malgré les années écoulées, l’affaire continue d’alimenter les débats. Sa sœur, Christine Dupont de Ligonnès, maintient une présence publique à travers un blog dédié à l’affaire, dans lequel elle prend régulièrement la défense de son frère.

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14 ans
C’est le temps écoulé depuis la découverte des corps à Nantes en avril 2011. Xavier Dupont de Ligonnès est toujours en fuite.

Des photos de corps qui sèment le doute

En 2024, Christine Dupont de Ligonnès a obtenu l’autorisation de consulter « les photos des corps » de ses proches, des clichés pris par la police les 21 et 22 avril 2011 lors de l’exhumation.

Des photos de corps qui sèment le doute
Image d’illustration © Toptenplay

Cette consultation a conduit la sœur du fugitif à exprimer de sérieux doutes. Elle affirme que les corps photographiés ne correspondaient pas physiquement aux membres de sa famille qu’elle connaissait.

Selon elle, Thomas apparaissait trop « trapu » alors qu’il était « maigre et élancé ». Le visage d’Agnès aurait été « celui d’une inconnue ». La physionomie d’Arthur aurait été « incompatible » avec ses souvenirs, et aucun détail du visage d’Anne n’aurait rappelé ses « traits harmonieux ». La taille de Benoît n’aurait pas non plus coïncidé.

Une affaire criminelle hors norme

Le 21 avril 2011, les corps d’Agnès Dupont de Ligonnès et de ses quatre enfants sont découverts enterrés sous la terrasse de leur maison nantaise. Le père de famille, Xavier Dupont de Ligonnès, disparaît dans la nature et devient le principal suspect d’un quintuple meurtre. Malgré de nombreuses pistes et une recherche internationale, il n’a jamais été retrouvé, faisant de cette affaire l’une des plus médiatisées de la chronique judiciaire française.

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Une remise en cause de l’identification ADN

Sur la base de ces observations, Christine Dupont de Ligonnès a franchi un pas supplémentaire en remettant en cause les analyses génétiques réalisées sur les corps. Elle doute que « l’ADN analysé et comparé au laboratoire ait bien été celui des échantillons musculaires prélevés sur les corps exhumés ».

Une remise en cause de l'identification ADN
Image d’illustration © Toptenplay

Pour elle, l’explication la plus probable à ces non-ressemblances est radicale : « Ces personnes exhumées en avril 2011 n’étaient pas Agnès et ses enfants », a-t-elle affirmé dans son article.

Elle va jusqu’à déclarer ignorer à qui appartenaient réellement les corps retrouvés au domicile familial, et conclut : « Ce que nous pouvons affirmer avec force, preuves à l’appui, c’est qu’Agnès, Arthur, Thomas, Anne et Benoît n’ont pas été tués et enterrés sous la terrasse en avril 2011 ».

Des déclarations qui interrogent, mais ne convainquent pas les enquêteurs

Les affirmations de Christine Dupont de Ligonnès s’inscrivent dans une démarche constante de défense de son frère, qu’elle mène publiquement depuis des années via son blog.

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