
Ses mots, tels que Jennifer les a rapportés à Actu.fr: « Il me dit qu’il reste que les os. Il me dit qu’elle est dans une ferme, dans un champ. Qu’il n’a pas eu besoin de faire de trous, mais qu’elle est recouverte de quelque chose. » À l’époque, ces phrases semblaient irréelles. Personne, ou presque, n’avait vraiment voulu les entendre.
Jennifer décrit aussi un geste: Cédric se serait placé derrière elle, aurait passé son bras autour de son cou, serré, avant de lui lancer: « Tu peux crier toi là? »
Une disparition en 2020 et une condamnation sans corps en 2025
Delphine Jubillar, infirmière, disparaît dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn. Elle était en procédure de divorce et avait, selon les éléments du dossier, « un nouveau projet de vie qui lui tenait à cœur ».

Un mois avant les faits, Cédric Jubillar aurait confié à sa mère: « J’en ai marre, Delphine m’énerve. Je vais la tuer, je vais l’enterrer et personne ne va la retrouver. » À l’audience d’Albi en 2025, il admet avoir tenu ce type de propos, mais nie avoir tué son épouse.
À l’automne 2025, la cour d’assises du Tarn le condamne à trente ans de réclusion pour le meurtre de Delphine, malgré l’absence de corps. Cédric Jubillar conteste les confidences rapportées par Jennifer, affirmant qu’elle les « invente complètement » et l’accusant de s’être servie de lui pour obtenir de la drogue au parloir.
Condamné sans corps, puis confronté aux preuves
La cour d’assises du Tarn avait prononcé une condamnation à trente ans de réclusion à l’automne 2025, fait rare en droit français, en l’absence de tout reste humain. La découverte des ossements en juillet 2026, consécutive aux aveux de Cédric Jubillar, intervient donc après une première condamnation définitive, à quelques semaines du procès en appel.
Début juillet 2026: Cédric Jubillar reconnaît sa responsabilité et guide les enquêteurs
Le basculement intervient début juillet 2026. Pour la première fois devant la justice, Cédric Jubillar reconnaît être responsable de la mort de Delphine. Le lendemain, il sort de prison encadré par les enquêteurs.

Il prend la direction du nord d’Albi et les conduit jusqu’à un champ de Mailhoc, à une douzaine de minutes de route et 11 kilomètres du pavillon de Cagnac-les-Mines. Sur une parcelle agricole jouxtant une ancienne bâtisse, il désigne lui-même l’endroit précis où il dit avoir laissé le corps.
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