
Les opérations se sont déroulées dans un champ situé en lisière d’un bois. Des véhicules de gendarmerie et une pelleteuse ont été déployés sur place. Des barrages ont également été installés autour du périmètre, à proximité de la route départementale D600 reliant Albi à Cordes-sur-Ciel.
Le dispositif a mobilisé une centaine de gendarmes pendant les deux journées de recherches. Une équipe chargée de la lutte contre les drones participait notamment à la sécurisation du secteur. Les accès ont été rouverts après la levée des barrages, vendredi 17 juillet en fin de journée.
Ces séquences documentent donc le déroulement matériel des fouilles et l’ampleur des moyens engagés. Elles ne constituent toutefois pas une confirmation visuelle de l’identité des ossements, qui dépend des examens confiés aux spécialistes.
Des ossements retrouvés sur un lieu indiqué aux enquêteurs
La découverte a eu lieu le jeudi 16 juillet, dans une zone située entre Mailhoc et Villeneuve-sur-Vère. Ce secteur se trouve à une dizaine de kilomètres de Cagnac-les-Mines, où Delphine Aussaguel vivait avec sa famille avant sa disparition dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020.

Cédric Jubillar avait été extrait de prison et conduit sur place afin d’orienter les recherches. Nicolas Jacquet, procureur général près la cour d’appel de Toulouse, a confirmé le lien entre ses indications et le secteur exploré: « Des ossements qui pourraient être des ossements humains ont été retrouvés sur les lieux indiqués par Cédric Jubillar comme l’endroit où il avait déposé le corps de Mme Aussaguel. »
Cette formulation officielle impose une double prudence. Au moment de l’annonce, la nature humaine des ossements était encore exprimée comme une possibilité. Surtout, aucune identification officielle ne permettait de les attribuer à Delphine Aussaguel.
Les recherches se sont poursuivies durant la journée du 17 juillet afin de localiser d’autres éléments. Elles ont ensuite pris fin, le commandant du groupement de gendarmerie du Tarn ayant indiqué qu’elles ne devraient pas reprendre. La zone exacte ne peut pas être rattachée avec certitude à l’une des deux communes voisines sur la seule base des informations disponibles.
Une disparition remontant à décembre 2020
Delphine Aussaguel, infirmière de 33 ans et mère de deux enfants, a été vue vivante pour la dernière fois à son domicile de Cagnac-les-Mines dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Son mari avait signalé sa disparition avant d’être mis en examen en 2021, puis condamné en première instance en octobre 2025.
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