L’IRCGN doit encore établir l’identité des ossements
Les ossements ont été acheminés vers le laboratoire de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale, à Pontoise. Au 17 juillet, ils étaient toujours en cours d’analyse. Le travail engagé doit notamment déterminer s’ils appartiennent à Delphine Aussaguel.

Le commandant en second du groupement de gendarmerie du Tarn a indiqué qu’un résultat était attendu dans un délai relativement court, sans donner de date précise. Tant que ces conclusions ne sont pas communiquées, parler de la dépouille de l’infirmière comme d’un fait acquis serait prématuré.
Les éléments disponibles ne permettent pas davantage d’établir la quantité exacte des ossements recueillis ni leur état complet. Certaines précisions ont été rapportées par des personnes proches du dossier, mais elles ne constituent pas une identification officielle. Aucune conclusion ne peut non plus être tirée à ce stade sur la cause ou les circonstances de la mort.
Les analyses représentent donc la prochaine étape factuelle attendue. Elles devront répondre à la question de l’identité des restes examinés, mais rien dans les informations disponibles ne garantit qu’elles permettront de reconstituer les événements survenus au moment de la disparition.
Le procès en appel reste fixé au 21 septembre 2026
Cédric Jubillar a été condamné en première instance à trente ans de réclusion en octobre 2025 pour le meurtre de son épouse. Cette décision n’est pas définitive puisque la procédure d’appel est en cours. Le nouveau procès reste programmé à compter du 21 septembre 2026 devant la cour d’assises de Haute-Garonne.

Après avoir clamé son innocence pendant plusieurs années, il a reconnu sa responsabilité dans la mort de Delphine Aussaguel. Entendu au palais de justice de Toulouse avant les fouilles, il a fourni une nouvelle version des faits et indiqué le lieu où il disait avoir déposé le corps. Ses aveux ont été actés par la présidente de la cour d’assises.
La découverte et les examens en cours ajoutent de nouveaux éléments au dossier avant l’audience d’appel. Plusieurs avocats estiment que la tenue du procès aux dates annoncées pourrait devenir difficile. Aucun report n’a cependant été officiellement confirmé: le calendrier du 21 septembre demeure donc la seule échéance judiciaire établie.
Me Malika Chmani, avocate des enfants de Delphine Aussaguel, a insisté sur la place du procès dans leur parcours: « Maintenant, pour clôturer tout ça, le procès est important. Un procès, c’est un statut de victime officiel. Et ça va permettre aux enfants, si le papa assume les faits, de grandir mieux. » Les mineurs sont confiés à leur tante maternelle après le retrait de l’autorité parentale de leur père en décembre.
Les premiers résultats attendus sont ceux de l’IRCGN, qui devra établir si les ossements découverts sont ceux de Delphine Aussaguel. Restent également ouvertes les questions relatives à la cause et aux circonstances de sa mort. Sur le plan judiciaire, le procès en appel demeure fixé au 21 septembre 2026, sauf décision ultérieure modifiant officiellement ce calendrier.
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