
Cédric Jubillar avait été extrait de prison et conduit sur place afin d’orienter les recherches. Nicolas Jacquet, procureur général près la cour d’appel de Toulouse, a confirmé le lien entre ses indications et le secteur exploré: « Des ossements qui pourraient être des ossements humains ont été retrouvés sur les lieux indiqués par Cédric Jubillar comme l’endroit où il avait déposé le corps de Mme Aussaguel. »
Cette formulation officielle impose une double prudence. Au moment de l’annonce, la nature humaine des ossements était encore exprimée comme une possibilité. Surtout, aucune identification officielle ne permettait de les attribuer à Delphine Aussaguel.
Les recherches se sont poursuivies durant la journée du 17 juillet afin de localiser d’autres éléments. Elles ont ensuite pris fin, le commandant du groupement de gendarmerie du Tarn ayant indiqué qu’elles ne devraient pas reprendre. La zone exacte ne peut pas être rattachée avec certitude à l’une des deux communes voisines sur la seule base des informations disponibles.
Une disparition remontant à décembre 2020
Delphine Aussaguel, infirmière de 33 ans et mère de deux enfants, a été vue vivante pour la dernière fois à son domicile de Cagnac-les-Mines dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Son mari avait signalé sa disparition avant d’être mis en examen en 2021, puis condamné en première instance en octobre 2025.
L’IRCGN doit encore établir l’identité des ossements
Les ossements ont été acheminés vers le laboratoire de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale, à Pontoise. Au 17 juillet, ils étaient toujours en cours d’analyse. Le travail engagé doit notamment déterminer s’ils appartiennent à Delphine Aussaguel.

Le commandant en second du groupement de gendarmerie du Tarn a indiqué qu’un résultat était attendu dans un délai relativement court, sans donner de date précise. Tant que ces conclusions ne sont pas communiquées, parler de la dépouille de l’infirmière comme d’un fait acquis serait prématuré.
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