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30 juin 2026

Affaire libyenne : 7 ans de prison requis contre Sarkozy, la grâce présidentielle en question

La pratique d’Emmanuel Macron rend par ailleurs cette hypothèse peu vraisemblable : depuis 2017, il n’a accordé qu’une seule grâce, en 2018 — à titre de comparaison, Nicolas Sarkozy en avait octroyé 49 durant son propre mandat. Mais c’est Sarkozy lui-même qui tranche le débat : il avait déclaré en 2006 vouloir « supprimer le droit de grâce » s’il accédait au pouvoir. Son avocat a confirmé qu’il refuse catégoriquement cette voie — accepter une grâce reviendrait, à ses yeux, à admettre une culpabilité qu’il conteste depuis le premier jour.

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L’audience du 27 mai 2026, lors de laquelle la défense de Nicolas Sarkozy présentera ses arguments, constituera la prochaine étape décisive avant le verdict du 30 novembre. Si la cour d’appel suit les réquisitions du parquet et alourdit la condamnation à 7 ans, le dossier ne sera pas clos pour autant : un pourvoi en cassation prolongerait encore la procédure de plusieurs années. Quant à la grâce présidentielle, elle demeure une question rhétorique plutôt qu’une perspective concrète — bloquée à la fois par le droit, par la pratique de l’Élysée et, ironie de l’histoire, par Nicolas Sarkozy lui-même.

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