Le Centre américain de contrôle et de prévention des maladies (CDC) a officiellement signalé un foyer de norovirus à bord du Caribbean Princess, paquebot de Princess Cruises, à l’issue d’une traversée de treize jours dans les Caraïbes orientales. Au total, 160 personnes — 145 passagers et 15 membres d’équipage — ont présenté des symptômes gastro-intestinaux, selon les données du programme de sanitation maritime VSP du CDC. L’incident survient moins de deux mois après qu’un premier foyer similaire avait frappé un autre navire de la même compagnie.
En bref
- —160 personnes touchées (145 passagers, 15 équipage) selon le CDC.
- —Voyage du 28 avril au 11 mai, départ Fort Lauderdale, six escales.
- —Le Star Princess, même compagnie, déjà frappé en mars 2026.
13 jours de traversée, 160 malades : le bilan officiel du CDC
Le Caribbean Princess a quitté Port Everglades, à Fort Lauderdale, le 28 avril 2026 pour une traversée de treize jours dans les Caraïbes orientales. L’itinéraire comprenait des escales aux Bahamas, à Porto Rico, à Aruba, à Saint-Martin, à Curaçao et à Bonaire. Le navire, long de 289 mètres et âgé de 22 ans, transportait 3 116 passagers et 1 131 membres d’équipage.

Selon la fiche officielle du Vessel Sanitation Program (VSP) du CDC, 145 passagers — soit 4,7 % des voyageurs à bord — et 15 membres d’équipage ont signalé des symptômes dominants : vomissements et diarrhées. L’incident a été reporté au VSP le 7 mai 2026, à quatre jours de la fin du voyage. Les autorités sanitaires ont aussitôt conduit une évaluation environnementale et une investigation épidémiologique à bord.
Princess Cruises avait dans un premier temps minimisé l’ampleur de la situation, évoquant dans un communiqué « un nombre limité de personnes ayant signalé des troubles gastro-intestinaux légers ». La compagnie a cependant assuré avoir « immédiatement renforcé les procédures de désinfection et isolé les personnes malades ». À son retour, le navire a accosté à Port Canaveral pour y subir une désinfection complète, tandis que des prélèvements étaient réalisés auprès des malades pour confirmer l’agent causal.
Espaces confinés et buffets partagés : pourquoi les paquebots amplifient les épidémies
Le norovirus est l’un des agents infectieux les plus contagieux qui soient. Quelques dizaines de particules virales suffisent à infecter un individu. Le virus se transmet par contact direct avec une personne malade, mais aussi via les surfaces contaminées, les aliments, les poignées de porte et les buffets partagés — autant de points de contact omniprésents sur un paquebot en cours de traversée.

Sur un navire de croisière, plusieurs milliers de personnes cohabitent dans un espace fermé pendant plusieurs jours, partageant les mêmes restaurants, couloirs, ascenseurs et espaces de loisirs. Dès qu’un premier cas apparaît, la propagation peut être très rapide. C’est précisément pour cette raison que le CDC a mis en place son programme VSP : dès que 3 % des passagers ou membres d’équipage signalent des symptômes gastro-intestinaux, une procédure de signalement officiel est automatiquement enclenchée.


