Le ministère public avait réclamé sept ans de prison, assortis d’une période de sûreté des deux tiers.
Un rapt présenté comme une « obligation » citoyenne
Le 30 septembre, Rémy Daillet avait qualifié l’enlèvement de l’enfant d’« obligation » citoyenne et assumé son projet raté de renverser l’Etat. Il avait toutefois assuré que cette démarche était pacifique.
Les consignes et échanges chiffrés projetés à l’audience racontaient autre chose: ils évoquaient la préparation d’un assaut des institutions, le sabotage d’antennes 5G et des actions contre des personnalités politiques, juives ou des loges maçonniques.
Treize autres condamnations, dont un mandat d’arrêt
Treize autres prévenus ont été condamnés. La plupart ont écopé de peines aménageables sous bracelet électronique.
Robert K., qui vit aux Etats-Unis et n’était pas présent à l’audience, fait figure d’exception: il a été condamné à deux ans de prison, avec mandat d’arrêt.
La mère de Mia condamnée à deux ans, dont 18 mois avec sursis
Lola M., la mère de Mia, a été condamnée à deux ans de prison, dont 18 mois avec sursis probatoire, assortis d’une obligation de soins. Mia, placée chez sa grand-mère, avait été enlevée par plusieurs prévenus.
Lors de son procès, Lola M. avait présenté cet enlèvement comme une façon de « protéger » sa fille de « réseaux pédocriminels » qui « gangrenaient » l’Aide sociale à l’enfance.
Rémy Daillet, condamné à six ans de prison, reste en détention. Robert K., lui, est visé par un mandat d’arrêt.

