Patrick Bruel organise sa défense publique
Après plusieurs jours de silence, Patrick Bruel a pris la parole publiquement sur Instagram. Le chanteur reconnaît avoir connu Flavie Flament dans les années 1990, mais conteste catégoriquement toute violence, toute contrainte et toute administration de drogue.

Dans son message, il écrit notamment : « Il n’y eut ni viol ni drogue ». Il affirme que la relation évoquée était consentie et dénonce des accusations contraires à ce qu’il dit être. À ce stade, Patrick Bruel bénéficie de la présomption d’innocence.
De son côté, Flavie Flament maintient une version radicalement différente. Dans un entretien vidéo publié par Mediapart le 18 mai 2026, elle réaffirme ses accusations et dit être sidérée par la ligne de défense du chanteur, qu’elle perçoit comme une tentative de discréditer sa parole.
Les dossiers convergent vers Nanterre
L’affaire s’inscrit dans un cadre judiciaire plus large. Le 17 mai 2026, la procureure de Paris Laure Beccuau a indiqué sur RTL que les plaintes visant Patrick Bruel pour violences sexuelles seraient regroupées au parquet de Nanterre. À ce moment-là, elle évoquait au moins quatre plaintes en région parisienne, sans compter celle annoncée par Flavie Flament, dont le parquet n’avait pas encore été formellement notifié.

Le Parisien a également indiqué le 18 mai que le parquet de Nanterre avait rouvert une enquête après le classement sans suite d’une plainte pour viol visant le chanteur. Cette centralisation vise à donner une cohérence au traitement de dossiers qui relevaient jusque-là de procédures distinctes.
Ces éléments ne préjugent pas de l’issue judiciaire. Ils montrent en revanche que l’affaire dépasse désormais la confrontation de déclarations publiques : les accusations, les dénégations, les témoignages et les éventuels éléments matériels devront être appréciés par la justice.

