La date est désormais connue : en France, l’Aïd el-Kébir 2026 commencera le mercredi 27 mai. La fête, aussi appelée Aïd al-Adha, aura lieu au lendemain du jour d’Arafat, fixé au mardi 26 mai. Moment majeur du calendrier musulman, elle s’accompagne aussi de règles précises, notamment pour le sacrifice rituel.
En bref
- —Aïd el-Kébir fixé au 27 mai
- —Jour d’Arafat le 26 mai
- —Abattage uniquement en lieux agréés
Une date fixée au 27 mai
La Grande Mosquée de Paris a annoncé que le croissant lunaire de Dhul-Hijjah avait été observé dimanche soir. Ce lundi 18 mai 2026 marque donc le premier jour de ce mois du calendrier musulman, ce qui fixe le jour d’Arafat au mardi 26 mai et l’Aïd al-Adha au mercredi 27 mai 2026.

À Paris, la Grande Mosquée prévoit deux prières de l’Aïd le matin même, à 7h30 puis à 8h15, afin d’accueillir les fidèles. La fête doit ensuite se prolonger selon la tradition jusqu’au 30 mai.
Cette annonce donne un repère concret aux familles, aux mosquées et aux acteurs chargés de l’organisation matérielle de la fête, quelques jours avant l’événement.
Un calendrier lunaire qui décale la fête
L’Aïd el-Kébir tombe le 10e jour de Dhou al-Hijja, le douzième mois du calendrier musulman. Sa date n’est donc pas fixe dans le calendrier grégorien : elle dépend du calendrier lunaire et, pour cette année, de l’observation du croissant lunaire.

Le calendrier hégirien est plus court d’environ onze jours que le calendrier grégorien. C’est ce décalage qui explique que les fêtes musulmanes avancent chaque année dans le calendrier civil.
L’Aïd al-Adha est l’une des deux grandes fêtes de l’islam avec l’Aïd al-Fitr, qui marque la fin du ramadan. Les deux fêtes ne renvoient pas au même moment religieux ni aux mêmes pratiques.
Pour comprendre
La date de l’Aïd al-Adha est liée au mois de Dhou al-Hijja, période du grand pèlerinage à La Mecque. Le jour d’Arafat, qui précède la fête, est un temps fort de recueillement pour les pèlerins.
Le sens de la fête du sacrifice
L’Aïd el-Kébir signifie littéralement « la grande fête ». Elle commémore, dans la tradition musulmane, l’épreuve d’Ibrahim, figure d’Abraham, prêt à sacrifier son fils par obéissance à Dieu avant qu’un bélier ne soit offert à sa place.

La Grande Mosquée de Paris rappelle que cette fête porte des valeurs de « piété et de générosité ». Elle est associée à la prière, aux retrouvailles familiales et au partage.
Dans de nombreuses familles, la viande issue du sacrifice est partagée avec les proches et avec des personnes dans le besoin. La fête est aussi connue sous le nom de Tabaski dans plusieurs pays d’Afrique.
Le sacrifice, un rituel strictement encadré
En France, l’Aïd el-Kébir représente un enjeu logistique important. Le ministère de l’Agriculture indique que la fête se traduit par l’abattage de plus de 100 000 moutons sur une période comprise entre un et trois jours.


