Julie L’Hotel Delhoume, présidente de la FEPEM, a alerté publiquement sur les conséquences attendues pour les 348 000 employeurs particuliers directement concernés. Selon elle, une hausse de 15 % du coût de l’emploi incitera inévitablement une partie d’entre eux à réduire leur recours aux services à domicile. Les entreprises du secteur craignent pour leur part une baisse significative de la demande dans cette tranche d’âge.
Qui conserve encore l’exonération en 2026 ?
Depuis juillet 2026, seuls les retraités âgés de 80 ans et plus continuent de bénéficier de l’exonération automatique de cotisations patronales, sans condition de ressources. Pour les couples, la règle est assouplie : il suffit que l’un des deux conjoints ait atteint cet âge pour que l’ensemble du foyer en bénéficie.

Des exceptions sont également maintenues pour les retraités plus jeunes dont la situation de fragilité est officiellement reconnue. Sont ainsi protégés les bénéficiaires de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), de la prestation de compensation du handicap (PCH), de la majoration pour tierce personne, ainsi que les titulaires d’une carte d’invalidité à 80 % ou d’une carte mobilité inclusion mention invalidité.
Il convient toutefois de préciser que même pour les publics encore exonérés des cotisations patronales de sécurité sociale, certaines charges demeurent obligatoires. Les cotisations de retraite complémentaire, de prévoyance et d’assurance chômage, ainsi que les contributions à la formation professionnelle et à la solidarité autonomie restent dues par tous les particuliers employeurs, quel que soit leur âge.
Le décret n°2026-261 illustre une tendance devenue récurrente : celle des ajustements réglementaires discrets qui, sans débat public ni concertation préalable, font peser de nouvelles charges sur des ménages vulnérables. Pour les 350 000 retraités de 70 à 79 ans concernés, la hausse est immédiate et durable. Le secteur des services à la personne redoute une vague de renoncements susceptible d’alimenter le travail non déclaré, tout en fragilisant l’autonomie de milliers de seniors. À ce jour, le gouvernement n’a annoncé aucune mesure compensatoire.
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