
Le suspect aurait ensuite pris la direction d’une colline située sur les hauteurs de la commune. Aucun élément disponible ne permet de préciser le lieu exact où le véhicule s’est arrêté. L’identité de l’étudiante n’a pas été rendue publique, une précaution indispensable à sa protection.
À ce stade de l’enquête, les circonstances décrites reposent sur les premiers éléments recueillis par les policiers. L’homme interpellé reste présumé innocent tant qu’une juridiction ne l’a pas déclaré coupable.
L’appel discret au 17 est coupé avant toute localisation
Pendant le trajet, l’étudiante est parvenue à composer discrètement le 17 sans parler. En entendant les propos attribués au conducteur et les bruits dans l’habitacle, les opérateurs de la police ont compris qu’une personne se trouvait en danger. Cet appel a déclenché leur mobilisation malgré l’absence d’échange direct avec la jeune femme.

Les policiers ont tenté de localiser son téléphone. Le conducteur se serait toutefois aperçu de l’appel, avant de couper la communication et d’éteindre l’appareil. Les services de sécurité n’ont donc pas pu retrouver le véhicule à temps, mais ils avaient identifié l’appelante et contacté ses parents afin de déterminer son adresse.
La victime présumée aurait été conduite dans un endroit isolé, où elle aurait subi un viol sous la menace du couteau. Sa séquestration aurait duré environ trois heures avant qu’elle ne réussisse à regagner son domicile.
La plaque mémorisée permet une arrestation en moins d’une heure
Revenue chez elle, la jeune femme a communiqué aux enquêteurs un renseignement déterminant: elle avait mémorisé la plaque d’immatriculation de la voiture. Cette information a permis d’identifier rapidement le véhicule et son propriétaire présumé.

Le suspect a été interpellé moins d’une heure plus tard dans le quartier des Milles, d’après les éléments confirmés par le parquet d’Aix-en-Provence. Cette arrestation rapide n’avait pas été possible pendant la séquestration, la police n’ayant pas réussi à géolocaliser le téléphone avant son extinction.
Âgé de 47 ans et domicilié à Gardanne, l’homme a été placé en garde à vue samedi. Les enquêteurs doivent désormais confronter le récit de la plaignante aux constatations matérielles, aux données téléphoniques et aux éléments susceptibles d’être recueillis dans le véhicule.
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