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27 juin 2026

Alès : trois ans de prison ferme pour avoir brûlé sa compagne à la Javel lors d’une dispute alcoolisée

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Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Emprise Et Silence : Une Victime Qui Refuse De Témoigner Contre Son Agresseur

Au-delà de la violence des faits, un élément a particulièrement troublé le tribunal : l’attitude de la victime elle-même. Cette dernière a refusé de se constituer partie civile et a minimisé les violences subies. Plus troublant encore, elle a décliné l’examen médical proposé par les forces de l’ordre et s’est rendue coupable des agissements de son compagnon, comme pour le protéger.

Pour la substitut du procureur, cette posture ne laisse aucun doute. Elle évoque « une femme sous contrôle », illustration manifeste d’une emprise psychologique. Pendant que la victime tente de justifier son agresseur, les témoins racontent une tout autre histoire. Ils restent « terrorisés par ce à quoi ils ont assisté », selon les mots du parquet.

La défense a tenté d’exploiter ces contradictions, arguant d’une absence d’éléments matériels suffisants pour caractériser les violences. Peine perdue. Le tribunal a suivi l’analyse du ministère public et prononcé une condamnation ferme : trois ans d’emprisonnement, révocation de six mois de sursis probatoire et interdiction du territoire français pendant cinq ans. L’homme a été maintenu en détention.

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Cette décision vise à rappeler que la gravité des violences conjugales ne se mesure pas uniquement aux témoignages des victimes, souvent empêchées de parler par l’emprise qu’elles subissent. Les témoins extérieurs et les faits matériels suffisent à établir la réalité d’une barbarie que la justice refuse désormais de minimiser.

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