
La contradiction était centrale pour l’enquête : d’un côté, des déclarations faisant état de difficultés sévères dans les gestes du quotidien ; de l’autre, une activité sportive régulière, notamment sur des distances de cinq ou dix kilomètres selon les éléments publiés.
Les autorités ont ensuite mis en place une surveillance en 2023. Sara Morris a été filmée alors qu’elle courait, un élément supplémentaire venu appuyer le dossier de fraude sociale.
Condamnation et remboursement imposé
Sara Morris a été condamnée en juillet 2024 à huit mois de prison pour déclaration frauduleuse. Lors de l’audience, elle a expliqué que son état de santé s’était amélioré après une période de forte fatigue liée à sa sclérose en plaques.

Elle a aussi soutenu que la course à pied l’aidait à mieux gérer sa maladie. Cet argument n’a pas empêché la justice de retenir que les informations transmises pour obtenir la prestation ne correspondaient pas à la réalité constatée.
Lors d’une nouvelle audience consacrée aux sommes dues, elle a été sommée de rembourser 22 386,02 livres sous 28 jours. À défaut, elle encourt une peine supplémentaire de neuf mois de prison.
Un dossier qui illustre la traque accrue des fraudes
Cette affaire s’est déroulée au Royaume-Uni, mais elle intervient dans un contexte européen de contrôles renforcés sur les prestations sociales. En France, la Caisse nationale des allocations familiales a indiqué que les fraudes détectées avaient augmenté d’environ 20 % en 2024.
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