Le 1er mai 2026, Ange Noiret a pris les rênes du bulletin météo du week-end sur TF1, succédant à Tatiana Silva qui avait quitté l’antenne le 12 avril après huit ans de présence. Derrière ce visage posé et méthodique se cache un parcours inattendu : avant les studios de télévision, ce Toulousain de naissance a servi dans l’Armée de l’Air et de l’Espace, avec des missions opérationnelles au Moyen-Orient à son actif.
En bref
- —Succède à Tatiana Silva le 1er mai 2026 sur TF1.
- —Ancien prévisionniste aéronautique dans l’Armée de l’Air (2011–2016).
- —Deux décorations militaires, dont une pour ses missions au Moyen-Orient.
Un 1er mai 2026 pour prendre les rênes du créneau le plus regardé
Le départ de Tatiana Silva avait laissé vacant l’un des postes météo les plus exposés de France : les bulletins des journaux de 13h et 20h du week-end sur TF1. C’est Ange Noiret qui reprend ce créneau, en alternance avec Louis Bodin, figure historique de la météo sur la première chaîne.

Pour sa première en prime time, le présentateur a confié à Paris Match n’avoir ressenti que de la « concentration, de l’envie et de l’excitation » avant d’entrer sur le plateau. Un sang-froid qui n’a rien de façade : il reflète une discipline forgée bien avant sa carrière à l’écran.
Le départ de Tatiana Silva, une page tournée
Après huit ans à l’antenne de TF1, Tatiana Silva a présenté son dernier bulletin le 12 avril 2026, dans une décision personnelle et mûrement réfléchie confirmée par la direction de la chaîne. Elle a depuis annoncé un nouveau projet centré sur le bien-être et la méditation. Ange Noiret prend désormais le relais aux côtés de Louis Bodin pour les bulletins météo du week-end, les plus suivis de la chaîne.
Né à Toulouse, engagé à 21 ans : une vocation militaire d’abord
Né le 11 juillet 1990 à Toulouse, Ange Noiret s’engage dans l’Armée de l’Air et de l’Espace en 2011, à l’âge de 21 ans, avec l’ambition de devenir pilote d’hélicoptère ou fusilier commando. Les tests médicaux en décident autrement : sa myopie le rend inapte à ces deux fonctions.

L’armée, qui a un besoin constant d’experts climatiques, lui propose une réorientation vers la météorologie. Il effectue huit mois de formation générale à l’École des sous-officiers de Rochefort, puis suit un cursus de dix-huit mois à l’École nationale de la météorologie de Toulouse, dont il sort troisième de sa promotion.
Il est ensuite affecté à la base aérienne 123 d’Orléans-Bricy, où il exerce comme prévisionniste aéronautique pour la tour de contrôle, analysant les conditions météorologiques pour garantir la sécurité des vols militaires.
Moyen-Orient et Vigipirate : un météorologue engagé sur le terrain
Au-delà de son poste à Orléans-Bricy, Ange Noiret est déployé en zone opérationnelle au Moyen-Orient, où il assure la sécurité des vols en conditions réelles. Un rôle qui implique des responsabilités directes sur la vie des équipages militaires.

Ces missions lui valent deux distinctions officielles : la Médaille d’Outre-Mer agrafe Moyen-Orient en juillet 2016, et la Médaille de la Défense nationale échelon bronze en septembre 2015.
Après les attentats de novembre 2015, il est également mobilisé dans le cadre du plan Vigipirate aux aéroports de Paris-Orly et d’Aix-en-Provence. Quelque temps plus tard, il décide de ne pas renouveler son contrat de sept ans et quitte l’armée pour explorer le secteur civil.
De La Chaîne Météo à TF1 : dix ans d’ascension méthodique
À sa sortie de l’armée, Ange Noiret envoie son CV spontanément à plusieurs chaînes. Il intègre La Chaîne Météo en 2016, où il passe cinq ans à apprendre les codes du direct et à affiner sa présentation.

En 2021, il rejoint LCI pour les bulletins de la matinale. Dès l’été 2023, il assure ponctuellement la météo sur TF1 avant d’intégrer définitivement la matinale Bonjour ! de Bruce Toussaint en janvier 2024.
Son passage par l’armée est régulièrement mis en avant comme un atout professionnel : habitude d’analyser des cartes sous pression, rigueur, réactivité. Il assume lui-même cette exigence au quotidien : « La matinale t’oblige à avoir un rythme de vie hyper strict et hyper sain. Se coucher pas trop tard. Faire du sport. Manger équilibré », expliquait-il récemment.
En une décennie, Ange Noiret a tracé un chemin singulier : de l’École nationale de la météorologie de Toulouse aux terrains opérationnels du Moyen-Orient, jusqu’aux studios de la première chaîne française. Sa prise en main du créneau du week-end marque une nouvelle étape dans une ascension construite pas à pas, sans coup d’éclat médiatique. Dans un paysage télévisuel où les présentateurs météo sont souvent des personnalités avant d’être des techniciens, il incarne un profil différent — celui d’un spécialiste de haut niveau forgé par l’expérience du terrain.

