Mardi 17 mars au matin, le centre-ville d’Annecy bascule dans…

Un Drame Sur Le Chemin De L’École
Mardi 17 mars au matin, le centre-ville d’Annecy bascule dans l’horreur. Un garçon de sept ans traverse paisiblement un passage piéton avec son père et ses deux sœurs, direction l’école élémentaire. Quelques secondes suffisent pour que ce trajet quotidien vire au cauchemar. Un bus de la Sibra, la régie de transports publics de l’agglomération, quitte brutalement sa trajectoire, fonce droit sur le groupe d’écoliers et percute violemment un muret du complexe sportif voisin.
L’enfant n’a aucune chance d’esquiver le véhicule. L’impact le projette sous le bus, où il se retrouve coincé sous plusieurs tonnes de métal. Autour de lui, d’autres enfants échappent de justesse à la collision. La scène se déroule aux yeux de dizaines de parents accompagnant leurs enfants à l’école, transformant un moment banal de la vie familiale en trauma collectif.
Le périmètre de sécurité installé immédiatement après le drame délimite désormais une zone que personne n’oubliera. Les autorités confirment rapidement le décès du petit garçon. Pour sa famille, hospitalisée en état de choc, débute une épreuve dont on ne revient jamais totalement.

Une Mobilisation Désespérée Des Témoins
Sous le bus, le corps inerte de l’enfant. Autour, la stupeur se mue instantanément en action collective. Une cinquantaine de personnes se précipitent vers le véhicule, tentant l’impossible : soulever plusieurs tonnes de métal à mains nues pour libérer le garçon coincé dessous.
« On a des enfants qui ont évité le bus de justesse mais visiblement il y en a un qui est resté dessous. On a entendu une maman hurler, il y a des gens qui ont essayé de soulever le bus, on était peut-être 50 à être autour du bus et à essayer de le soulever », témoigne Aurélie, mère présente sur les lieux. Sa voix tremble encore : « C’était choquant pour nous, pour les enfants, pour tout le monde. »
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