Suivez-nous
30 août 2026
Derniers articles

Août 2026: jusqu’à +2 °C, une nouvelle canicule possible

Des orages plus fréquents des Pyrénées à l’Est

Les précipitations d’août devraient être très inégalement réparties. Les régions comprises entre les Pyrénées et les frontières orientales seraient les plus exposées aux dégradations orageuses, avec des cumuls susceptibles d’approcher ou de dépasser les normales mensuelles. Ailleurs, le maintien de conditions anticycloniques pourrait prolonger le déficit.

Ruissellement orageux sur un sol agricole desséché
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Une pluie abondante sur quelques heures ne met pas automatiquement fin à la sécheresse. Sur des terres très sèches ou durcies, une partie de l’eau ruisselle rapidement vers les fossés et les cours d’eau au lieu de pénétrer profondément. Les cumuls mensuels peuvent alors sembler satisfaisants sans restaurer durablement l’humidité des sols.

Cette différence entre pluie mesurée et eau réellement absorbée sera déterminante pour la végétation et les cultures. La Chaîne Météo estime que les orages ne devraient pas suffire à inverser la tendance générale, avec des sols fragilisés, une végétation sous stress hydrique et un risque d’incendie qui resterait élevé.

Les épisodes orageux pourront aussi accentuer les contrastes entre territoires voisins. Une commune pourrait recevoir une forte averse tandis qu’un secteur situé à quelques kilomètres resterait presque sec. L’évolution de la sécheresse devra donc être suivie localement plutôt qu’à partir de la seule moyenne nationale.

Septembre pourrait encore afficher près de +2 °C

La chaleur pourrait se prolonger au début de l’automne météorologique. Pour septembre, La Chaîne Météo envisage une anomalie proche de +2 °C. De nouvelles vagues de chaleur resteraient possibles, avec « une masse d’air qui aura bien du mal à se rafraîchir » malgré le passage de quelques perturbations océaniques.

Nuages orageux se formant au-dessus d’une mer chaude
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Les pluies seraient toutefois proches des normales saisonnières à l’échelle du pays, et non uniformément déficitaires. Des perturbations venues de l’Atlantique pourraient traverser la France, tandis que les premières dégradations méditerranéennes seraient possibles en fin de mois.

La Méditerranée très chaude pourrait fournir davantage d’humidité aux premières dépressions de la saison. Leur apparition, leur trajectoire et leur intensité restent cependant impossibles à établir à cette échéance. Le scénario d’un mois largement sec, sauf dans le Sud-Est exposé à des épisodes méditerranéens actifs, concerne plutôt octobre dans les projections publiées le 10 juillet.

Météo-France accorde de son côté une probabilité de 70 % à un trimestre juillet-août-septembre plus chaud que la normale en France hexagonale et en Corse. L’établissement avertit que cette tendance climatique ne constitue pas une prévision météorologique: elle ne permet pas de connaître à l’avance le nombre, l’intensité ou la localisation des futures vagues de chaleur.

La prochaine actualisation des prévisions saisonnières de La Chaîne Météo est attendue le 25 juillet, avant une nouvelle mise à jour le 10 août. Les premières échéances fiables à plus court terme devront préciser si un blocage anticyclonique peut effectivement déclencher une nouvelle canicule, quelles régions seraient concernées et si les orages annoncés apporteront assez d’eau pour ralentir la sécheresse. La température de la Méditerranée et l’arrivée éventuelle de dépressions seront ensuite surveillées à l’approche de septembre.

Publicité

Articles suggérés

Partager sur Facebook