Le professeur Jan Hedner, pneumologue à l’Académie Sahlgrenska de l’Université de Göteborg, présente cette piste comme le fruit d’un travail de longue haleine. « Nous travaillons sur cette approche thérapeutique depuis une longue période », explique-t-il dans l’article.
Le même spécialiste ajoute : « Les résultats prouvent que l’apnée du sommeil peut être traitée par voie pharmacologique. C’est un véritable tournant historique ». Cette citation doit toutefois être lue avec prudence : l’essai cité reste une phase 2.
Le sulthiame vise la stabilité de la respiration nocturne
Selon l’article source, le sulthiame appartient à la famille des inhibiteurs de l’anhydrase carbonique. Cette molécule agirait sur le contrôle de la ventilation nocturne, en réduisant une instabilité appelée « loop gain ».

Ce mécanisme correspond, d’après l’article, à un déséquilibre du système de rétroaction entre le CO2 et l’O2. Cette instabilité peut favoriser des cycles d’hyperventilation suivis d’apnées sévères pendant le sommeil.
L’article indique aussi que des recherches publiées dans la revue CHEST avaient déjà suggéré un effet sur le tonus musculaire des voies aériennes supérieures. Cet effet pourrait réduire le risque de fermeture du pharynx pendant la nuit.
Les effets indésirables rapportés sont décrits comme globalement légers et temporaires dans l’article. Le trouble le plus souvent cité est la paresthésie, c’est-à-dire une sensation anormale comme des fourmillements.
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