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10 septembre 2026
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Aqababe jugé en octobre pour avoir photographié Delormeau au tribunal

Matthieu Delormeau rattrapé par la justice en juillet 2024

Celui qui s’était vanté dans l’émission Tout Beau Tout N9uf de posséder plus de 3 millions d’euros de patrimoine net, fruit d’une carrière dans la finance puis dans la production audiovisuelle, vit ce qu’il décrira lui-même comme une « descente aux enfers ». Une formule qui résume à la fois la chute personnelle et l’exposition médiatique qui s’ensuit.

C’est précisément ce passage au tribunal judiciaire de Paris, imposé dans le cadre de cette procédure pour stupéfiants, qui va ouvrir la voie à un second épisode judiciaire. Non pas pour Delormeau cette fois, mais pour un influenceur qui avait fait le déplacement.

3 000 000 €
C’est le patrimoine net que Matthieu Delormeau avait publiquement revendiqué à la télévision, avant que son arrestation ne révèle une situation personnelle bien plus fragile.

Une photo prise en coulisses du palais de justice, diffusée sur X

Lors du passage de Matthieu Delormeau au tribunal judiciaire de Paris, Aqababe publie sur son compte X une photo de l’animateur prise à l’intérieur même du bâtiment. Le cliché est accompagné d’un commentaire laconique sur l’état de santé de l’ex-chroniqueur : « Il semble aller bien ». Une publication anodine en apparence, mais aux lourdes conséquences juridiques.

Une photo prise en coulisses du palais de justice, diffusée sur X

Le parquet de Paris réagit rapidement et ouvre une enquête pour violation du secret professionnel. Les investigations permettent d’identifier rapidement l’origine du cliché : il a été pris par une vacataire employée au tribunal judiciaire de Paris. Cette employée, qui avait accès au bâtiment dans le cadre de sa mission, a transmis la photo à l’influenceur.

Les conséquences pour cette employée sont immédiates : elle est suspendue de ses fonctions. Le cadre strict qui régit la prise de photographies dans les palais de justice, destiné à protéger les justiciables et la sérénité des débats, avait ainsi été délibérément contourné.

Le secret professionnel dans les tribunaux

En France, toute personne exerçant une fonction au sein de l’institution judiciaire est soumise au secret professionnel. Photographier ou filmer à l’intérieur d’un palais de justice sans autorisation est interdit par la loi depuis 1954, afin de garantir la dignité des procédures et la présomption d’innocence. Toute violation de cette règle expose son auteur — ainsi que les personnes ayant diffusé les images obtenues de cette façon — à des poursuites pénales.

Garde à vue, puis convocation : le 14 octobre devant le tribunal

Ce mardi 15 avril 2026, Aqababe a été convoqué dans les locaux de la police judiciaire. Il y a passé une partie de la journée en garde à vue avant d’être informé de la suite donnée à l’enquête : il sera jugé le 14 octobre prochain par le tribunal correctionnel de Paris pour violation du secret professionnel.

Garde à vue, puis convocation : le 14 octobre devant le tribunal

Cette infraction, prévue par le Code pénal, vise à protéger la confidentialité des informations obtenues dans le cadre de fonctions professionnelles. La diffusion publique d’un tel cliché, pris à l’intérieur d’une enceinte judiciaire par une employée assermentée, tombe précisément dans le champ de cette qualification.

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