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25 juillet 2026
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Aquamation : cette alternative à la crémation qui réduit de 86% les émissions de CO2 débarque en Écosse

L’enjeu dépasse le cadre purement technique. Avant que les premières cérémonies puissent avoir lieu, les permis de construire doivent être obtenus et les accords finalisés avec les autorités compétentes. Cette phase préparatoire déterminera la capacité de l’Écosse à transformer une ambition écologique en réalité opérationnelle, ouvrant potentiellement la voie à d’autres nations européennes confrontées aux mêmes questionnements sur l’avenir des rites funéraires.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Le Processus Dévoilé : Quand L’Eau Remplace Les Flammes À 150 Degrés

Mais comment fonctionne concrètement cette technique qui suscite autant d’interrogations ? Le procédé repose sur une approche radicalement différente de la crémation classique, substituant le feu par l’eau dans un processus chimique minutieusement contrôlé.

Le corps du défunt est d’abord enveloppé dans un linceul biodégradable, généralement tissé en soie ou en laine. Cette étape préserve la dignité du défunt tout en garantissant une dissolution complète des matières organiques. Le corps est ensuite placé dans une cuve hermétique sous pression, remplie d’un mélange composé de 95% d’eau et 5% d’hydroxyde de potassium. Ce ratio précis constitue le cœur du processus.

La solution est alors chauffée à près de 150 degrés, une température qui accélère considérablement la décomposition naturelle. Contrairement aux 800 à 1000 degrés nécessaires lors d’une crémation traditionnelle, cette chaleur modérée suffit grâce à l’action combinée de la pression et de l’hydroxyde de potassium. En quelques heures, les tissus organiques se dissolvent entièrement dans le liquide.

Seuls les os subsistent au terme de l’opération. Ils sont soigneusement rincés, séchés, puis réduits en poudre fine grâce au crémulateur, un appareil également utilisé dans la crémation classique. Les proches reçoivent finalement ces cendres dans une urne, comme pour toute autre méthode funéraire. Cette transformation douce interroge les représentations traditionnelles tout en ouvrant un débat sur l’empreinte environnementale réelle des rites mortuaires.

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