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9 septembre 2026
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Aquamation : cette alternative à la crémation qui réduit de 86% les émissions de CO2 débarque en Écosse

La solution est alors chauffée à près de 150 degrés, une température qui accélère considérablement la décomposition naturelle. Contrairement aux 800 à 1000 degrés nécessaires lors d’une crémation traditionnelle, cette chaleur modérée suffit grâce à l’action combinée de la pression et de l’hydroxyde de potassium. En quelques heures, les tissus organiques se dissolvent entièrement dans le liquide.

Seuls les os subsistent au terme de l’opération. Ils sont soigneusement rincés, séchés, puis réduits en poudre fine grâce au crémulateur, un appareil également utilisé dans la crémation classique. Les proches reçoivent finalement ces cendres dans une urne, comme pour toute autre méthode funéraire. Cette transformation douce interroge les représentations traditionnelles tout en ouvrant un débat sur l’empreinte environnementale réelle des rites mortuaires.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

L’Argument Écologique Qui Change La Donne : Sept Fois Moins De CO₂

Cette transformation douce porte en elle un enjeu environnemental de taille. Là où la crémation traditionnelle génère en moyenne 320 kg de dioxyde de carbone par corps, l’aquamation divise cette empreinte carbone par sept. Un écart considérable qui positionne la « crémation verte » comme une réponse concrète aux préoccupations climatiques actuelles.

Les flammes d’un crématorium consomment d’importantes quantités de gaz naturel pour atteindre les températures extrêmes nécessaires à la combustion complète. Cette consommation énergétique massive explique les émissions élevées de CO₂. L’aquamation, en fonctionnant à 150 degrés seulement, réduit drastiquement les besoins énergétiques tout en éliminant les rejets atmosphériques de particules fines et de mercure provenant des plombages dentaires.

Au-delà des chiffres, cette alternative s’inscrit dans une demande croissante pour des obsèques respectueuses de l’environnement. Les Français, qui ont vu la crémation passer de 1% à 46% des obsèques entre 1980 et 2024, démontrent déjà leur capacité à faire évoluer leurs pratiques funéraires. L’aquamation pourrait bien représenter la prochaine étape de cette mutation des mœurs.

Cette performance écologique transforme progressivement le débat. Il ne s’agit plus seulement de choisir entre terre et feu, mais d’assumer ses convictions environnementales jusqu’au dernier geste. Un choix qui résonne particulièrement auprès d’une génération sensibilisée à son impact carbone.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Une Tendance Mondiale En Pleine Expansion : De Desmond Tutu Aux Testaments Modifiés

Cette révolution funéraire ne naît pas en Écosse. Plusieurs États américains et l’Irlande pratiquent déjà l’aquamation depuis plusieurs années, établissant une infrastructure qui a fait ses preuves. Mais c’est en 2021 qu’un événement a propulsé cette méthode sur la scène internationale : les funérailles de l’archevêque Desmond Tutu.

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