Les secours ont déployé des moyens importants sur ce terrain particulièrement difficile d’accès, mobilisant notamment une équipe spécialisée en milieu périlleux ainsi qu’une cellule médico-psychologique pour les témoins. La RD 270 a été coupée à la circulation pour le reste de la journée. Le préfet de l’Ardèche a présenté ses condoléances aux familles des victimes.
Vitesse excessive : ce que dit le parquet
Dès les premiers jours, le parquet de Privas a ouvert une enquête en détermination des causes de la mort. La procureure de la République, Céline Nainani, a confirmé que «le conducteur du véhicule accidenté roulait à une vitesse excessive sur une route étroite et sinueuse avant le drame». Cette conclusion s’appuie notamment sur les déclarations des jeunes présents dans le second véhicule.

Ces témoins ont décrit devant les gendarmes une allure incompatible avec la configuration de la route. La RD 270 est réputée localement pour ses virages serrés et ses surplombs de vallée. Une mauvaise appréciation d’un tournant suffit, sur ce type d’axe, à provoquer une sortie de route sans possibilité de rattrapage.
Des analyses toxicologiques et des autopsies ont été ordonnées pour compléter le tableau des circonstances exactes. Leurs résultats sont attendus dans les prochaines semaines. À ce stade, aucun autre facteur aggravant n’a été officiellement avancé par le parquet.
L’Ardèche, un département particulièrement accidentogène
L’Ardèche présente l’un des réseaux routiers les plus dangereux de France : de nombreuses routes départementales étroites et sinueuses traversent un relief escarpé, avec des surplombs et des virages serrés qui laissent peu de marge en cas d’erreur. La RD 270, qui longe la vallée de la Cance entre Sarras et Vernosc-lès-Annonay, illustre ces caractéristiques. Les accidents graves sur ces axes se produisent fréquemment lors d’excès de vitesse, notamment en période de week-end prolongé quand les déplacements de loisir sont plus nombreux.
« Ils ne buvaient pas, ils ne fumaient pas » : les mères témoignent
Quelques jours après le drame, les mères des cinq victimes ont pris la parole, avec pudeur mais détermination. Leur message est univoque : elles refusent que la tragédie des circonstances résume ce qu’étaient leurs enfants. «Ils ne buvaient pas, ils ne fumaient pas», ont-elles tenu à préciser, lassées des interprétations qui avaient commencé à circuler sur les réseaux sociaux avant même que l’enquête ne soit ouverte.

Elles décrivent des adolescents passionnés, soudés depuis le collège ou le lycée, partageant le goût des sorties simples et des moments en groupe. Selon les témoignages rapportés par plusieurs médias, ils formaient un cercle si uni qu’ils étaient considérés «comme des frangins». La seule jeune femme du groupe était en couple avec l’un des quatre garçons — détail qui illustre l’imbrication profonde de ce réseau d’amitié.
Articles suggérés
Retraite: comment le cumul emploi-retraite peut ajouter 400 € par mois
En reprenant une activité de consultant après sa retraite, Marc, 62 ans, a vu sa pension progresser d'environ 400 € mensuels grâce au cumul…

