Président du comité des fêtes d’Espaon, ce village de 200 habitants, Benjamin affirme avoir limité son rôle à des tâches administratives compatibles avec ses limitations physiques. Pas de port de charges, pas de montage de structures, pas d’efforts prolongés. « Je ne vois pas ce que j’ai fait de mal, à part être au service des autres pour que les gens passent un bon moment », insiste-t-il. Une conviction de bonne foi qui structure désormais sa défense.
Face à la réclamation de 5 500 euros, il a décidé de contester formellement la décision de la CPAM. Son argumentation reposera probablement sur trois axes : l’absence de gain financier, le caractère purement administratif de ses fonctions, et l’impact thérapeutique du maintien d’un lien social. Une bataille juridique qui posera une question de fond : la réglementation actuelle prend-elle suffisamment en compte la dimension humaine des arrêts prolongés ?
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