Le fabricant de Shenzhen adopte un discours rassurant. « DJI se conforme à des normes strictes en matière de confidentialité et de sécurité des données », affirme l’entreprise, précisant utiliser un « chiffrement conforme aux standards de l’industrie » protégé par des « dispositifs de sécurité à plusieurs niveaux ».
Au-delà de la correction technique, DJI annonce renforcer son mécanisme de vérification par code PIN et examine « les autres affirmations du chercheur ». Le groupe assure prendre « au sérieux les signalements de la communauté sécuritaire » et les traiter « rapidement ».
La chronologie soulève néanmoins des questions. Entre la détection interne fin janvier et l’alerte de Sammy Azdoufal, combien de temps la faille est-elle restée exploitable ? Pour des aspirateurs vendus jusqu’à 1 200 euros, l’incident expose la fragilité des objets connectés haut de gamme face aux vulnérabilités logicielles. Une correction déployée ne suffit pas à effacer l’accès potentiel aux données domestiques de 7 000 foyers à travers le monde pendant une période indéterminée.
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