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21 mai 2026

Audrey Fleurot, le tournage qui éclaire l’après-MeToo

Audrey Fleurot avait confié en 2024 une expérience traumatisante vécue lors d’une scène d’amour sur un tournage. Ses propos, remis en avant dans le contexte médiatique autour de Patrick Bruel, rappellent combien les pratiques du cinéma français ont changé depuis MeToo.

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En bref

  • Témoignage publié en septembre 2024.
  • Une scène d’amour s’est déroulée hors cadre.
  • MeToo a accéléré les protocoles d’intimité.

Un témoignage remis en lumière

L’article de NextPLZ publié le 20 mai 2026 revient sur des confidences d’Audrey Fleurot datant de septembre 2024. À l’époque, l’actrice de HPI répondait à des lecteurs du Parisien sur sa carrière, ses rôles, mais aussi sur l’impact de MeToo dans le cinéma.

Un témoignage remis en lumière
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Cette parole ressurgit aujourd’hui alors que d’autres affaires de violences sexuelles occupent l’actualité culturelle, notamment autour de Patrick Bruel. Selon RTL, le chanteur et acteur est visé par plusieurs plaintes et conteste les accusations portées contre lui. Le témoignage d’Audrey Fleurot ne porte pas sur ce dossier, mais il s’inscrit dans le même débat public sur le consentement, le pouvoir et la parole des femmes.

La comédienne évoquait alors un tournage ancien, lorsqu’elle était jeune actrice. Elle ne nommait ni le film, ni le réalisateur, ni le partenaire concerné. Ce choix impose une limite journalistique claire : l’intérêt du témoignage tient ici à ce qu’il dit des méthodes de travail, pas à l’identification d’une production.

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Une scène d’amour sans cadre clair

Dans l’entretien au Parisien, Audrey Fleurot raconte une scène d’amour qui, selon elle, « ne s’est pas déroulée comme elle était écrite ». Ce point est central : l’actrice décrit un écart entre ce qui avait été prévu et ce qui s’est produit au moment du tournage.

Une scène d’amour sans cadre clair
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Elle explique avoir alerté l’équipe sur la situation dans laquelle elle allait se retrouver. La réponse qu’elle rapporte est brutale : « T’es actrice ou pas ? » puis l’idée qu’il ne fallait pas prolonger la nuit de tournage. La pression du plateau, du temps et de la hiérarchie apparaît ici comme un élément déterminant.

Audrey Fleurot dit être rentrée chez elle avec le sentiment qu’on lui avait « volé un truc ». Elle qualifie cet épisode de « mini-viol », une formule forte qu’elle rattache à des méthodes qu’elle estime désormais appartenir à un ancien monde du cinéma.

Elle ajoute qu’on lui aurait ensuite dit que la scène ne serait pas montée. Pour l’actrice, cela rendait l’épisode d’autant plus violent : si la séquence n’était pas nécessaire au film, le malaise vécu sur le plateau n’avait, selon elle, aucune justification artistique.

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Pour comprendre

MeToo a modifié la manière dont les tournages abordent les scènes intimes. Là où beaucoup de situations reposaient autrefois sur l’improvisation ou l’autorité du réalisateur, les productions sont de plus en plus poussées à formaliser les limites, le consentement et les conditions de tournage.

Le tournant des coordinateurs d’intimité

Audrey Fleurot relie directement cette expérience aux changements intervenus après MeToo. Elle cite l’arrivée des coordinateurs d’intimité, chargés de chorégraphier les scènes amoureuses et de poser un cadre avant le tournage.

Le tournant des coordinateurs d’intimité
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Le CNC décrit ce métier comme une fonction destinée à faire respecter l’intrigue dans les limites du consentement des acteurs. Il ne s’agit pas de censurer les scènes intimes, mais de rendre explicites les gestes, les limites et les conditions de tournage.

Concrètement, ces professionnels peuvent intervenir en amont sur le scénario, organiser des échanges individuels avec les interprètes, définir les mouvements, prévoir des accessoires de protection ou limiter le nombre de personnes présentes sur le plateau. Le but est d’éviter que des scènes sensibles soient improvisées dans l’urgence.

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