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16 août 2026
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AVC : le marqueur sanguin que votre bilan oublie presque toujours

Les inégalités sociales aggravent ce tableau. Les personnes appartenant aux 25 % les plus modestes présentent une fréquence d’AVC 40 % plus élevée que celles du quartile le plus aisé, selon la DREES. Un écart qui rappelle l’importance d’un accès effectif aux bilans de prévention pour l’ensemble de la population.

90 %
des AVC pourraient être évités en maîtrisant l’ensemble des facteurs de risque connus, selon les spécialistes.

Ce que le bilan sanguin classique ne voit pas

Le bilan lipidique standard mesure le cholestérol total, le LDL (dit « mauvais » cholestérol), le HDL (dit « bon » cholestérol) et les triglycérides. Ces données sont utiles, mais souffrent d’une limite structurelle importante : le LDL-cholestérol n’est, dans la grande majorité des cas, pas mesuré directement. Il est calculé à partir d’une formule mathématique — la formule de Friedewald — susceptible d’introduire des approximations selon les profils de patients.

Ce que le bilan sanguin classique ne voit pas
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Surtout, ce que mesure le LDL, c’est la quantité de cholestérol contenue dans les particules sanguines — non leur nombre. Or c’est précisément le nombre de particules athérogènes en circulation qui détermine le risque de formation de plaques dans les artères. Ces dépôts graisseux, en grossissant progressivement, peuvent obstruer les vaisseaux et déclencher un AVC ou un infarctus.

Cette limite devient particulièrement critique chez les patients diabétiques ou atteints du syndrome métabolique. Chez eux, le taux de LDL-cholestérol peut paraître dans les normes, tandis que le nombre de petites particules denses et athérogènes en circulation reste élevé. Un risque cardiovasculaire réel, mais entièrement invisible au regard d’un bilan lipidique classique.

Qu’est-ce que l’athérosclérose ?

L’athérosclérose est un processus silencieux par lequel des dépôts graisseux s’accumulent progressivement dans la paroi des artères, formant des plaques qui réduisent leur diamètre. Lorsqu’une de ces plaques obstrue ou se rompt dans une artère cérébrale, elle provoque un AVC ischémique. Ce mécanisme, qui peut se développer pendant des décennies sans symptômes visibles, est à l’origine de la grande majorité des AVC et infarctus du myocarde.

L’ApolipoprotéineB : le marqueur que votre médecin oublie souvent de prescrire

L’ApolipoprotéineB — ou ApoB — est une protéine produite par le foie qui forme la structure des lipoprotéines transportant les graisses dans le sang. Sa caractéristique essentielle : chaque particule potentiellement dangereuse — LDL, VLDL, IDL — contient exactement une molécule d’ApoB. Mesurer l’ApoB, c’est donc compter directement le nombre total de particules athérogènes en circulation, là où le LDL n’en évalue que la charge.

L'ApolipoprotéineB : le marqueur que votre médecin oublie souvent de prescrire
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Selon la Dr Heather Swales, cardiologue, « l’ApoB est un meilleur marqueur que le cholestérol pour évaluer le risque d’AVC, car il mesure la totalité des particules athérogènes ». Cette affirmation est étayée par des données robustes. Les grandes études épidémiologiques AMORIS et INTERHEART démontrent que l’ApoB est un prédicteur du risque cardiovasculaire significativement plus puissant que le LDL-cholestérol — et ce, quel que soit le niveau de cholestérol du patient.

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