Le Suspect Principal : Un Ex-Conjoint Au Passé Judiciaire
L’identité de l’ex-conjoint disparu oriente désormais les recherches vers une piste préoccupante. Cédric Prizzon, ancien policier et joueur de rugby à XIII sous les couleurs de Villefranche-de-Rouergue, n’en est pas à son premier contact avec la justice. En juin 2021, il écope de six mois de prison pour des violences conjugales commises contre son ex-compagne, la mère aujourd’hui disparue.
Les faits remontent au 21 septembre 2020, à Vailhourles. Une dispute éclate au sein du couple. Un couteau est utilisé lors de l’altercation. La condamnation marque officiellement la rupture du couple et ferme la porte à tout droit de garde pour le père.
Depuis vendredi, cet homme au profil atypique est introuvable. Mais ce n’est pas tout : sa compagne actuelle et leur enfant commun ont également disparu dans les mêmes circonstances. Trois adultes, deux enfants. Aucune trace. Cette simultanéité troublante pousse les enquêteurs à concentrer leurs efforts sur ce quadragénaire déjà connu de leurs services.
Résidant récemment à Savignac, à quelques kilomètres seulement du domicile de son ex-compagne, Cédric Prizzon se trouvait donc à proximité immédiate du lieu de disparition. Cette proximité géographique, couplée à son passé judiciaire violent, en fait le principal suspect de cette affaire qui prend une tournure de plus en plus inquiétante.

Un Combat Médiatique Et Des Actions Spectaculaires
Cette proximité géographique n’est pas le seul élément troublant du dossier. Depuis sa condamnation en 2021, Cédric Prizzon n’a cessé de multiplier les actions publiques spectaculaires pour dénoncer ce qu’il qualifiait de « grave erreur judiciaire ».
L’ancien policier mène une campagne médiatique intensive. Grève de la faim devant le tribunal de Rodez, manifestations devant l’hôtel de ville de Villefranche-de-Rouergue aux côtés d’autres pères privés de droit de garde : ses méthodes visent à attirer l’attention sur sa situation. Sur les réseaux sociaux comme dans la presse locale, il martèle le même message : son fils Élio serait « en danger » auprès de sa mère.
Ces déclarations publiques répétées alimentent un récit de père injustement écarté, empêché d’exercer son rôle parental. Il dénonce systématiquement l’impossibilité d’obtenir un droit de garde, contestant la légitimité de la décision judiciaire qui l’a condamné pour violences conjugales.

