
Pour construire son intrigue, Balasko a puisé dans ses lectures d’enfance : Jack London, James Oliver Curwood, Jules Verne, et « tous ces bouquins de la Bibliothèque verte » que lui faisait lire son frère, de dix-sept ans son aîné. « Ils mettaient en scène des trappeurs, des animaux sauvages, des chiens de traîneau. Il y avait des bagarres entre chercheurs d’or et j’adorais ça », se souvient-elle.
Ces lectures avaient aussi une fonction thérapeutique. Enfant, une angine mal soignée lui a causé des rhumatismes articulaires aigus qui l’ont contrainte à rester alitée, sous la surveillance de religieuses venues lui faire des piqûres à domicile. « Ça m’embêtait beaucoup ! » dit-elle. C’est dans cet immobilisme forcé qu’elle a commencé à s’inventer des histoires et à les dessiner sur des cahiers.
Un Molière reçu pour une pièce sur les violences conjugales jouée avec sa fille
Josiane Balasko vient de recevoir un Molière pour Ça, c’est l’amour, une pièce sur les violences conjugales qu’elle a jouée aux côtés de sa fille. L’expérience l’a profondément marquée par les retours du public féminin. « Vous n’imaginez pas le nombre de spectatrices qui sont venues me voir à la fin des représentations. Elles avaient vécu cette situation et venaient nous dire que ça faisait du bien de la voir représentée. »

Pour Balasko, ce phénomène illustre une forme de transmission propre aux femmes. « Je pense que les femmes peuvent transmettre aux autres femmes des messages que les hommes ne transmettront pas », dit-elle, précisant croire à « cette forme de solidarité » — pas de façon, selon ses mots, « gnan-gnan ».
Articles suggérés
Retraite à 62 ans : cette hôtesse Air France touche 2 700 €/mois
Après 32 ans chez Air France, Laurence a pris sa retraite en 2023 à l'âge de 62 ans. Sa pension mensuelle nette s'élève à…

